Le monde de l'étrange !

 

Dans cette page, je donne mon opinion
sur deux domaines intéressants aux frontières du paranormal :
l'ufologie et la cryptozoologie.

 

Avant de débuter, 2 petites réflexions :

"Ce n'est pas parce qu'un sujet est controversé qu'il ne mérite pas une vraie réflexion."
"Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas que quelque chose existe que ça n'existe pas."

 

SOMMAIRE DE LA PAGE
(Cliquer sur les titres soulignés pour y accéder directement)

Qu'est-ce que l'ufologie ?

 

Questions
D'où viennent les ovnis ?
Comment viennent-ils ?
Pourquoi viennent-ils ?
Pourquoi ne nous dit-on pas la vérité ?

 

IMPORTANT >>> Calendrier des événements ufologiques <<< IMPORTANT
La dernière date du jour : 9 DÉCEMBRE 1979
Les autres dates de l'année

 

Cas étudiés par le rapport COMETA

Témoignages de pilotes français
7 mars 1977 : M. Giraud, pilote de Mirage IV
3 mars 1976 : Témoignage d'un pilote de chasse
28 janvier 1994 : Vol Air France AF 3532

Des cas aéronautiques dans le monde
13-14 août 1956 : Lakenheath (Royaume-Uni)
17 juillet 1957 : L'avion RB-47 aux États-Unis
18-19 septembre 1976 : Téhéran
21 mars 1990 : Russie
31 juillet 1995 : San Carlos de Bariloche

Des cas d'observation à partir du sol
16 août 1954 : Phénomène observé par de nombreux témoins à Tananarive
9 décembre 1979 : Observation d'une soucoupe près du sol par un pilote
28-29 juillet 1989 : Un cas à témoins multiples dans une base de missiles russe

Des rencontres rapprochées en France
1er juillet 1965 : Valensole, Alpes-de-Haute-Provence
29 août 1967 : Cussac, Cantal
8 janvier 1981 : Trans-en-Provence, Var
21 octobre 1982 : Nancy, Meurthe-et-Moselle, affaire dite de "l'Amarante"

Contre-exemples de phénomènes élucidés
29 septembre 1988 : Un objet étrange traverse une route
10 mars 1979 : Une intense lueur dans un village des Dombes

 

Cas célèbres de crashs réels ou supposés
19 avril 1897 : Aurora
Maury Island
1er au 15 juillet 1947 : Roswell et San Agustin
30 juin 1908 : Tunguska

 

Cas célèbres de rencontres extra-terrestres
19 septembre 1961 : Betty et Barney Hill
5 et 14/15 octobre 1957 : Antonio Villas Boas

 

D'autres thèmes relatifs à l'ufologie seront traités par la suite.
Parmi ceux-ci, les fameux "crop circles" et les mutilations de bétail...

 

>>>>>> De nombreux gifs d'un autre monde... <<<<<<
21 ovnis différents !
Mise à jour :
Ajout de légendes aux images... au cas où vous ne pouvez les voir...

>>>>>> De nombreuses photos d'un autre monde... <<<<<<
Tout un tas de photos relatives aux ovnis !

 

Qu'est-ce que la cryptozoologie ?

Très légèrement abordée pour l'instant, c'est aussi une partie qui sera développée...

 

 

Qu'est-ce que l'ufologie ?

Ufologie : Étude des ovnis.

Le mot "ufologie" vient de "UFO" (Unidentified Flying Object), terme anglais pour "OVNI" (Objet Volant Non Identifié).

Pensons donc un peu aux ovnis. Plus précisément, à la probabilité d'une intelligence extra-terrestre venant nous visiter. Ce que je dis ici n'est que des faits reconnus par la science. Nous vivons grâce au soleil, notre bonne vieille étoile. Notre étoile est une parmi des milliers de milliards d'autres étoiles dans notre galaxie, la Voie Lactée. Mais il y a aussi des milliers de milliards d'autres galaxies dans l'Univers, beaucoup étant plus grosses que notre propre galaxie... Donc, vous avez des milliards de milliards d'autres étoiles dans l'Univers, et vous devez savoir qu'il y en a probablement encore plus à découvrir. OK ?

Maintenant, imaginons un peu. Imaginons que seulement 1 % de toutes ces étoiles ont un système solaire. Vous pensez qu'1 %, c'est trop ? Vraiment ? Cela ne me semble pas si rare d'avoir des planètes, pour une étoile, pourtant. Maintenant, de ce 1 %, ou moins, imaginez qu'1 % a des planètes dans la zone viable, c'est-à-dire, pas trop proche ou pas trop loin de l'étoile. Encore une fois, 1 % est un chiffre très bas. De ces planètes dans la zone viable, imaginez qu'1 % a vraiment de la vie sur son sol. Et laissez-moi vous dire que je pense que c'est un très petit pourcentage ici. Avez-vous vu comment la Nature peut être ingénieuse sur Terre pour promouvoir la vie ? Même dans les lieux et les conditions les plus intolérables ? Mais ma démonstration n'est pas finie. Nous avons encore de nombreuses possibilités de vie dans l'Univers. Mais j'irai plus loin. Imaginez qu'1 % de ces vies sont des animaux intelligents. Prenez 1 % d'entre eux qui sont suffisamment avancés techniquement pour utiliser des vaisseaux spatiaux efficaces...

Je suis désolé pour les sceptiques, mais nous avons encore de nombreuses possibilités d'intelligences extra-terrestres qui viennent nous voir. Ne le pensez-vous pas ?

 

Nous pouvons maintenant nous poser certaines questions : D'où viennent-ils ? Comment viennent-ils ? Pourquoi viennent-ils ? Et pourquoi ne nous dit-on pas la vérité ?

 

N.B : J'ai trouvé les considérations suivantes dans un autre site web il y a longtemps mais comme les opinions qui y sont exprimées reflètent bien les miennes, j'ai décidé de les intégrer ici après quelques modifications.

Tout d'abord, d'où viennent-ils ?
           Certaines théories existent, que je vais commenter l'une après l'autre.

* Une autre planète, hors de notre système solaire : Théorie la plus "logique", elle soulève cependant un problème de taille qui est la grande distance sous-entendue (et donc le temps nécessaire pour arriver). Car à moins que le voyage plus rapide que la lumière ne soit atteint, il paraît improbable qu'ils voyagent longtemps seulement pour de brèves apparitions. Il reste donc à nos visiteurs à approcher, voire dépasser (si cela est possible), la vitesse de la lumière. Une autre hypothèse avancée quelquefois est l'utilisation de "raccourcis", des "trous de vers" qui feraient correspondre une région de l'espace avec une autre très éloignée.

* Une autre planète, dans notre système solaire : Si l'on considère qu'ils viennent de beaucoup plus près que ce qu'on pense généralement, le problème de la distance est réglé. Cependant, l'avancée de la science a rendu plus que douteuse la présence de vie intelligente sur les planètes de notre système solaire et leurs satellites.

Nos scientifiques nous disent que la vie ne peut exister sur aucune d'entre elles et le public en général tend à prendre comme parole d'évangile ce qu'ils disent. Cependant, il devrait être rappelé que récemment des organismes ont été trouvés sur des météorites martiennes qui se sont écrasées sur Terre. Les scientifiques acceptent lentement que la vie sous des formes simples puisse exister dans notre système solaire. Ce qui veut dire que d'autres formes de vie plus complexes pourraient aussi exister sur d'autres planètes.

Il est intéressant de se rappeler les histoires des premiers "contactés" tels que George Adamski. Bien que ce dernier avait quelques discours étranges, il est quand même intéressant de noter qu'on lui a dit que toutes les planètes avaient des formes de vie avancées, et même la lune.

Il existe ainsi un cas intéressant, bon candidat pour héberger une vie intelligente proche de la Terre. Il s'agit d'Europa, un des satellites de Jupiter. Il est recouvert d'une épaisse couche de glace sur toute sa surface, glace qui est en mouvement, ce qui laisserait entendre que cette dernière recouvre un océan, d'où possibilité de vie. Mais si l'eau est une condition nécessaire au développement de la vie, ce n'est pas une condition suffisante. Autrement dit, il n'y a pas de vie sans eau mais il peut y avoir de l'eau sans vie.

Europa vu depuis Jupiter le 6 mai 2008 à 00 h GMT

(Pour voir à une date précise d'autres planètes du système solaire ou leurs satellites

telles que vous les verriez de n'importe quel autre lieu ou presque,

testez le "Simulateur de système solaire".)

 

En comparaison, voici une vraie image d'Europa.

Une autre hypothèse parfois utilisée est celle selon laquelle les aliens sont une forme de civilisation "nomade" qui a installé une base sur l'une des autres planètes ou qui est simplement en orbite dans une super structure comme une station spatiale.

Contre cette double théorie, les sceptiques peuvent opposer la remarque suivante : Pourquoi y a-t-il autant de types différents d'extra-terrestres qui nous visitent ?

Il me semble très improbable que deux espèces évoluées bien distinctes puissent cohabiter sur une même planète. Selon moi, une espèce unique prend forcément l'ascendant sur toutes les autres au début de son développement. C'est ce qui s'est passé sur Terre avec l'espèce humaine, celle-ci étant plus intelligente et habile que les autres. Je pense donc, en accord avec ce que je disais au début de cette page, que la provenance de nos visiteurs peut être de plusieurs planètes différentes...

* Une autre dimension : Cette théorie existe depuis un moment et est celle que Jacques Vallée, ufologiste renommé, pense l'explication la plus probable du phénomène ovni. Elle contourne les problèmes du voyage spatial en laissant entendre que les ovnis sont déjà là et elle explique aussi beaucoup des cas étranges d'enlèvements, où les entités sont vues soudainement apparaître et disparaître, flotter et passer à travers des objets solides tels que des chaises, des portes et des murs. Mais pour prouver cette théorie, nous aurons besoin de développer notre connaissance de la science et de la physique.

* Ils ont toujours été ici : Une autre théorie assez populaire dit que les "aliens" ont toujours été ici sur Terre, vivant parmi nous. Beaucoup de rapports de bases souterraines ont été faits, en particulier il y a quelques temps à Puerto Rico. De même, beaucoup d'observations depuis la mer ont dit que les ovnis disparaissaient sous l'eau après avoir été repérés ou chassés par des jets.

Ceci tendrait à indiquer qu'il existe peut-être un monde entier sous la mer non découvert par les humains. On se rappelle les vieux contes du continent perdu de l'Atlantide. Cette théorie expliquerait certainement beaucoup des questions concernant les ovnis, et est aussi assez plausible vu la simple taille de la masse d'eau sur Terre et les vastes profondeurs impliquées. Il est dit que 35 nouvelles espèces sont découvertes chaque semaine dans les océans de la Terre tandis que la technologie augmente les profondeurs auxquelles nous pouvons envoyer des sondes dans les fossés profonds.

* Effets psychologiques/terrestres : Beaucoup de chercheurs, sceptiques ou non, pensent que le phénomène ovni est en fait un effet psychologique inconnu. Une théorie avance que, comme nos cerveaux sont essentiellement "électroniques", alors l'augmentation de l'activité radio et électromagnétique dans notre société cause d'étranges effets sur le cerveau. L'un de ceux-ci est l'effet des plaques tectoniques qui, quand elles se "frottent", génèrent un ensemble d'ondes électroniques et peuvent causer l'apparition de lumières. Quelques études ont montré qu'il y a une corrélation entre les frontières des plaques tectoniques et les observations d'ovnis, spécialement pendant une activité tectonique. Mais le problème principal avec cette théorie est qu'elle n'explique pas les traces de certains cas comme les ondes radio, les radiations, les empreintes et les preuves vidéos et photographiques.

* Le futur : Cette théorie éveille de plus en plus l'intérêt car elle pourrait expliquer de nombreuses questions irrésolues concernant les ovnis, tout en en soulevant de nouvelles. Ainsi, si les ovnis sont des vaisseaux du futur de la Terre, le problème de la distance à parcourir est supprimé. Il faut donc maintenant étudier la question du voyage dans le temps.

Une autre question que cette théorie résoud est pourquoi ils "s'embêtent" à nous visiter, vu que nous ne sommes qu'une petite planète insignifiante dans l'immensité de l'univers, comme démontré précédemment. En effet, leur provenance du futur expliquerait pourquoi ils sont intéressés par nous : De la même manière que nous enseignons l'Histoire, peut-être nous visitent-ils pour apprendre leur passé... Cela pourrait aussi expliquer pourquoi ils sont intéressés par notre patrimoine biologique, avec leurs nombreuses expériences médicales, ou comment ces vaisseaux semblent se matérialiser du néant et disparaître soudainement.

Certains tenants de cette théorie utilisent les extra-terrestres eux-mêmes comme "preuve" de cette hypothèse. Ils prétendent en effet que les 2 types principaux d'extra-terrestres, les "Grands Blonds" et les "Petits Gris", sont très humains d'apparence. Certains scientifiques pensent que les "Petits Gris" sont ce à quoi nous pourrions bien ressembler dans le futur : De grosses têtes, des petits corps fragiles, un nez et des oreilles minuscules et de longs doigts fins. De même, les supporters des "Grands Blonds" prétendent que ces derniers sont trop humains pour qu'ils puissent venir d'ailleurs.

Il suffit en effet de considérer la variété absolue de la vie sur Terre pour que la possibilité qu'une race nous visitant nous ressemble autant semble bien peu probable. Cependant, cette théorie du voyage dans le temps a comme problème principal celui des paradoxes temporels, que beaucoup de films populaires et d'émissions télés ont soulignés.

 

Maintenant, comment viennent-ils ?

Revenons un instant sur les idées abordées dans la première théorie, celle d'une planète d'origine hors de notre système solaire. Un des arguments principaux contre la réalité de la nature extra-terrestre des ovnis est que les sceptiques prétendent, et assez justement, que les distances concernées sont trop vastes, étant donné qu'il n'est selon eux pas possible d'aller plus vite que la vitesse de la lumière. Il ne serait donc pas viable pour une civilisation avancée de s'ennuyer à nous visiter. Cependant, alors que la technologie se développe, la science prédit maintenant que le voyage plus rapide que la lumière est désormais possible.

Il y a eu beaucoup de manières par lesquelles les écrivains de science-fiction ont permis le voyage plus rapide que la lumière dans leurs histoires. Cela inclut les trous noirs, les trous de vers, et les vagues de gravité. Il y a quelques dizaines d'années, tout cela était de la fiction complète, mais maintenant cela est en fait théoriquement possible. Les trous noirs ont été trouvés et les scientifiques ont spéculé que le voyage à travers eux serait en théorie possible sans être détruit. Les trous de vers ont été mathématiquement prouvés et ils pourraient aussi être utilisés comme mécanisme de voyage. Les vagues de gravité qui ont été identifiées seulement récemment sont étudiées. La gravité est toujours selon la plupart des scientifiques la moins comprise de toutes les forces de la nature. Qui sait ce qu'ils trouveront dans 20, 50 ou 100 ans ?

Encore une fois, il est intéressant de repenser aux affirmations de Bob Lazar. Maintenant, que vous croyiez son histoire ou pas, son explication de comment les ovnis voyagent dans l'espace est fascinante. Sans aller dans l'explication complète de la théorie de Lazar, je résumerai brièvement. Basiquement, ce que Lazar a dit était que les ovnis pointaient leurs générateurs de vague de gravité sur le point de l'espace où ils veulent voyager. Les générateurs de gravité tireraient/déformeraient l'espace entre eux et la destination, les générateurs de gravité seraient alors éteints et l'engin "sauterait" vers le point de destination. Donc le vaisseau n'a en réalité parcouru aucune distance. Il sera intéressant de voir si cela se trouve être la façon dont les ovnis voyagent sur leurs grandes distances.

 

Ensuite, pourquoi viennent-ils ?
           De nombreuses questions peuvent se poser, auxquelles je vais tenter de répondre...

* Pourquoi ont-ils besoin d'enlever autant de gens ? À cela, je répondrai simplement... par curiosité ! Je vais faire de l'anthropomorphisme en demandant de la même manière : Pourquoi nous, les Hommes, étudions-nous les animaux, la géologie, l'astronomie, etc ? Pour en savoir plus sur le monde environnant, par curiosité, ce que vous voulez... Alors, pourquoi pas eux ?

* Pourquoi nous visitent-ils depuis si longtemps ? Parce qu'ils en ont la capacité ! Je reprends la question du paragraphe précédent. Pourquoi continuons-nous à étudier les animaux, depuis le temps que nous le faisons ? Parce que cela nous intéresse, parce que nous savons et pouvons le faire, parce qu'il y a toujours quelque chose à apprendre...

L'Homme a beaucoup évolué, depuis les premières apparitions qui ont été transcrites (phénomènes étudiés par l'archéo-astronomie). L'Homme a changé physiquement, la population a été multipliée par plusieurs milliers, voire plusieurs millions, la technologie a fait un énorme bond en avant (apparition, entre autres, de l'écriture, de la roue, du moteur, de la bombe nucléaire...).

De plus, l'Homme fait "savoir" qu'il existe, que ce soit volontairement, par l'envoi dans l'espace de sa technologie la plus avancée (Homme dans l'espace et peut-être sur la Lune, satellites artificiels tout autour de la Terre, les vaisseaux Voyager envoyés aux confins de notre système solaire et au-delà encore...), ou involontairement, par la propagation des ondes radios émises par nos stations de télés et radios.

* Pourquoi seraient-ils intéressés dans notre petite planète insignifiante ? Pourquoi y a-t-il autant d'atterrissages (estimation de plus de 10 millions d'atterrissages) ? Pourquoi continuent-ils à prendre des échantillons de sols ?

Je vais esquisser quelques-unes des théories les plus populaires sur les raisons pour lesquelles nous sommes visités par des formes de vie venant d'autres civilisations. Les idées avancées ici sont fondamentalement mes propres pensées sur la situation. Je commente donc chacune des théories présentées mais je pense que la solution n'est ni blanche ni noire et que la réalité est probablement une combinaison de toutes les théories.

---> La curiosité : Une des nombreuses raisons avancées selon laquelle nous sommes visités est que ce n'est qu'un simple cas de curiosité. De la même manière que les premiers explorateurs de notre planète découvrirent de nouvelles terres et de nouvelles civilisations (les Incas, les Mayas et les Indiens), les formes de vie aliens qui tombent sur nous dans leur exploration de l'espace peuvent nous trouver une espèce intrigante et intéressante en elle-même.

Ceci tendrait à expliquer pourquoi il y a eu autant d'observations de différents types de vaisseaux. Les races aliens, une fois appris notre existence, voudraient venir nous observer de la même manière que d'autres civilisations sur Terre furent observées.

Cependant, cette théorie de la simple curiosité n'explique pas quelques-uns des aspects les plus "dérangeants" des rencontres aliens tels que les expériences d'enlèvement et les mutilations. On peut cependant pourvoir à ce problème par le fait que nous sommes probablement visités par plus d'une race de civilisation alien, chacune ayant son propre agenda.

De même, une fois qu'une civilisation alien nous a découvert, peut-être que différents groupes dans cette civilisation ont commencé à nous visiter. Un groupe de scientifiques aliens aurait évidemment un emploi du temps différent d'un groupe de "touristes" aliens ou même de "politiciens" aliens.

---> Les minéraux : Une autre théorie populaire avancée est que la Terre pourrait bien contenir certains minéraux qui ne sont pas présents sur la planète alien. Il y a eu des preuves de cela dans plusieurs rapports clamant des bases aliens "souterraines" et des observations de vaisseaux prenant apparemment des échantillons de terre, de la planète et même d'autres formes de vie.

Cependant, je pense que c'est probablement la plus faible de toutes les théories car nous remarquerions sûrement toute réduction importante de chacun de nos minéraux les plus communs. Cependant le cas pourrait être que les aliens requièrent seulement de très petites quantités d'une substance particulière pour leurs besoins.

---> Pour prévenir et protéger : Un fort thème qui a aussi émergé de beaucoup de contes d'enlèvements et de contactés est un de bonté et de protection. Beaucoup de victimes d'enlèvement ont prétendu qu'on leur a montré des images mentales de la destruction de la Terre par la négligence et la guerre. Ces images ont été remarquablement similaires à travers un large spectre de victimes d'enlèvement, chacune confirmant en gros les mêmes images de mort et de destruction. Les premiers discours des contactés des années 50 avaient aussi un thème similaire. Beaucoup de contactés prétendent qu'on leur a montré des "films" mentaux similaires et d'avoir été prévenus que si les gens de la Terre ne changent pas leurs habitudes alors la Terre se détruira lentement.

Tout d'abord, beaucoup de ces discours semblent étranges sinon absurdes. Cependant, il faut se rappeler que l'ère moderne des ovnis arriva très peu de temps après que les premières bombes atomiques aient été lancées vers le milieu des années 40. Maintenant, cela peut être ou pas une "preuve" mais c'est certainement là une étrange coïncidence.

Un autre fait qui vaut d'être rappelé est que plusieurs des cas célèbres d'observation sont survenus autour d'installations nucléaires (Roswell était la première base mondiale de bombardiers nucléaires de l'Air Force), et semblent indiquer que les aliens démontrent qu'ils pourraient s'ils le voulaient enlever l'arsenal nucléaire à la fois de l'Est et de l'Ouest.

---> Manipulation génétique : Une des théories les plus récentes dit que les aliens utilisent la race humaine pour mener une forme d'expérience génétique. C'est apparu assez récemment par la liaison entre les mutilations animales et les ovnis. Beaucoup de victimes d'enlèvement prétendent qu'ils ont été sujets à d'étranges expériences incluant le retrait de sperme des hommes et d'ovules des femmes. Certaines femmes prétendent même qu'elles ont été inséminées pour avoir leur fœtus retiré peu de temps après la conception.

Plusieurs raisons ont été avancées pour ces expériences. Elles vont de la théorie que la civilisation alien est en train de mourir et a besoin de notre matériel génétique pour continuer à survivre au fait qu'ils croisent les humains et les aliens pour faire une nouvelle race. En effet, plusieurs victimes d'enlèvement prétendent avoir rencontré d'étranges enfants "d'apparence humaine" pendant qu'ils étaient à bord du vaisseau alien.

Une autre théorie pour cette expérience génétique dit que les aliens se changent pour pouvoir vivre sur Terre. Les formes de vie aliens telles qu'elles sont ne pourraient peut-être pas survivre sur notre planète très longtemps par les différences d'atmosphère et nos maladies. Cette théorie semble certainement très plausible quand vous prenez en compte les histoires d'enlèvement, les mutilations animales et les expériences. Plusieurs des premiers contactés prétendent aussi que les aliens "s'adaptaient" pour pouvoir "coexister" avec les humains.

---> Invasion : La dernière théorie que j'avancerai maintenant est celle de "l'invasion". Cette théorie fut proposée par les discours des premiers contactés. Cependant, les années passant, la théorie est devenue moins largement acceptée. Le principal raisonnement contre cette théorie est qu'une civilisation qui peut traverser l'espace et le temps devrait être capable d'envahir une civilisation qui vole depuis à peine 100 ans. De même, si la théorie de l'invasion est correcte, alors nous aurions sûrement été envahis il y a de nombreuses années et je n'écrirais pas cela.

Les tenants de l'invasion ont récemment commencé à utiliser la théorie de la génétique pour expliquer pourquoi nous n'avons pas encore été envahis. Ils prétendent que les aliens ne peuvent exister comme ils sont à présent sans une modification génétique, d'où les enlèvements, les mutilations et les expériences. Ceci pourrait être plausible mais encore une fois avec tous les cas d'enlèvements, il y a eu très peu d'intentions "mauvaises" des aliens. Seulement dans un ou deux cas ont été mentionnés des sous-entendus d'invasion.

 

Enfin, pourquoi ne nous dit-on pas la vérité ?
           Je vais ici traiter de quelques-unes des raisons pour lesquelles la vérité sur la nature extra-terrestre des ovnis continue à être cachée à la majorité des gens.

* Implications technologiques et de défense : Avec une dépense annuelle estimée à plus de 400 milliards de dollars pour les besoins de la recherche et du développement militaire par les pays de notre planète, il doit être évident que toute nation qui peut faire un "bond" de technologie peut obtenir des récompenses substantielles. Toute nation qui peut reproduire les capacités que les différents ovnis affichent règnerait simplement sur la planète.

Maintenant, si une nation se débrouillait pour obtenir la technologie alien, il est très improbable qu'ils l'admettraient car cela serait alors examiné minutieusement par les scientifiques du monde entier et de là, chaque nation serait capable d'exploiter la nouvelle technologie. Ce serait de la même manière que la technologie nucléaire est maintenant développée dans plus de 20 pays.

L'autre problème avec l'obtention de la technologie alien est que ça a probablement plusieurs milliers d'années d'avance sur tout ce que nous avons ici sur Terre et que nous ne comprendrions probablement pas comment ça fonctionne de toute manière. Imaginez donner l'un des assistants personnels électroniques d'aujourd'hui à Isaac Newton. Serait-il capable de comprendre comment fonctionne un microprocesseur, je ne pense pas. Même le plus brillant de nos scientifiques aurait du mal à essayer de s'adapter à cette technologie. Donc la nation qui aurait obtenu cette technologie "se reposerait" probablement dessus jusqu'à ce que leurs scientifiques puissent lentement éclaircir le mystère de la technologie alien.

Beaucoup de gens ont prétendu, Bob Lazar étant le plus célèbre, que c'est réellement le cas et que le gouvernement américain possède réellement cette technologie alien et essaye, alors que nous parlons, de s'y adapter. Il y a aussi eu plusieurs affirmations que le gouvernement américain vole effectivement dans des vaisseaux aliens bien qu'en ne comprenant pas totalement la technologie de propulsion derrière eux. (voir le cas CASH/LANDRUM)

Ceci est pour moi probablement la raison principale pour laquelle la vérité ne nous a pas été dite : L'ARGENT et LE POUVOIR !!

* Soulèvement social : Bien que les gouvernements n'aimeraient pas admettre que la raison pour cacher la vérité est l'argent et le pouvoir, c'est probablement le cas. La seconde raison la plus communément donnée est celle de l'énorme soulèvement de la société. Cette excuse a été utilisée par beaucoup de personnel militaire qui est apparu au cours des années récentes.

Cependant, il y a quelques raisons valides à cette excuse. Évidemment, une des premières choses qui auraient besoin d'être repensées est la religion. Presque toutes les religions dont je suis conscient voient la race humaine comme la seule race intelligente dans l'univers. Certaines vont même jusqu'à dire que nous sommes la seule race et planète avec de la vie dessus. La plupart des religions n'accepteraient d'abord pas la vérité si elle était réellement rendue publique, mais lentement elles auraient besoin de reconnaître le fait et de modifier ou d'abandonner leurs religions pour de nouvelles.

Un autre problème de la publication de la vérité est que les "fragiles" marchés financiers de ce monde s'effondreraient probablement dès le début, effaçant des milliards de dollars d'actions et de valeurs. Après un moment cependant, cela devrait s'améliorer alors que la menace d'une "invasion par les Martiens" diminue.

Beaucoup de scientifiques auraient aussi à changer leurs théories du voyage dans l'espace et regarder de nouveau les concepts de l'Espace et du Temps, de la Gravité, et du Magnétisme comme je suis sûr que ces 3 aires de la science ont manqué quelques aspects importants dont chacun d'eux permettraient la propulsion et le voyage vers des parties éloignées de l'univers dans des durées très courtes.

* Embarras de ne pas connaître toute l'affaire : Une autre des raisons pour laquelle ils empêchent l'information du public est qu'ils n'en savent peut-être pas assez sur la situation. Si le gouvernement disait au public que les extra-terrestres existent et qu'ils ont récupéré de la technologie alien, ils seraient alors touchés par un barrage de questions.

Le gouvernement ne serait pas capable de répondre à toutes les questions et aux yeux du public, ils apparaîtraient "faibles". Le public pourrait commencer à perdre foi en un gouvernement qui ne pourrait plus le protéger de la présence alien. Les dépenses militaires seraient plus dures à justifier de par le fait que quelle que soit la quantité dépensée à l'amélioration de leurs armes et leurs systèmes, ils ne seraient jamais de taille pour une civilisation alien en avance sur la nôtre de nombreuses années.

Les militaires américains seraient très réticents à perdre ne serait-ce qu'un cent de leur budget annuel.

* Ils ont appris cette satanée vérité ! : Une raison plus inquiétante pour laquelle nous ne sommes pas informés est que les gouvernements savent exactement pourquoi les aliens nous visitent mais la raison pourrait ne pas être trop à notre goût. Si les gouvernements savent que le but des aliens est maléfique, à nos yeux, alors nous sommes mieux à ne pas savoir.

Peut-être que les gouvernements savent que les extra-terrestres enlèvent leurs citoyens et mutilent leur bétail mais ils sont impuissants à faire quoi que ce soit de par la technologie supérieure que les aliens possèdent indubitablement. Informer le public de ce fait causerait une panique et une inquiétude majeure et une perte de foi dans les gouvernements. Mes sentiments sont que si les aliens sont amicaux, pourquoi ne pas nous le dire ?

* Ils ne connaissent pas la vérité : La dernière raison que j'avancerai ici est que les gouvernements ne savent pas ce qu'il se passe, alors ils ne peuvent nous le dire. Peut-être les gouvernements disent-ils la vérité quand ils affirment ne pas savoir.

C'est peut-être le cas de seulement quelques personnes choisies qui connaissent la totalité de l'affaire. Pourquoi dire à des personnes élues qui ne seront probablement en charge qu'en moyenne sur 8 ans la vérité sur les ovnis et les aliens. Seraient-ils capables de garder le secret une fois leur mandat terminé ?

Les gens qui savent probablement ce qu'il se passe ont peu de chances d'être des personnes publiques, beaucoup de chercheurs pensent qu'il y a probablement des "Projets Noirs" ou un gouvernement dans le gouvernement qui contrôle les données. Cela fut utilisé comme une partie des documents canulars du MJ-12. Bien qu'il ait été prouvé que les documents étaient des faux, les informations contenues en eux sont généralement considérées comme étant assez proches de la vérité. Les documents du MJ-12 décrivent un groupe très secret de 12 personnes qui coordonnent tout sur les ovnis.

 

CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS UFOLOGIQUES

JANVIER
           1981, le 8 :
Il y a 28 ans, un homme observait les manœuvres d'un engin inconnu qui laissera des traces au sol.
               Plus d'informations ici !
           1994, le 28 : Il y a 15 ans, l'équipage d'un avion de ligne français observait un objet inconnu volant dans leur voisinage.
               Plus d'informations ici !

FÉVRIER
           Je ne connais actuellement aucune affaire ufologique s'étant déroulée durant un mois de février.

MARS
           1976, le 3 :
Il y a 33 ans, un pilote de chasse observait une sphère lumineuse croiser son avion à toute allure.
               Plus d'informations ici !
           1977, le 7 : Il y a 32 ans, l'équipage d'un Mirage IV observait une lueur les suivre dans leurs évolutions.
               Plus d'informations ici !
           1979, le 10 : Il y a 30 ans, quatre témoins observaient une lueur bleutée au-dessus d'un village.
               Plus d'informations ici !
           1990, le 21 : Il y a 19 ans, une centaine de témoins observaient les évolutions aériennes de disques dans le ciel russe.
               Plus d'informations ici !

AVRIL
           1897, le 19 :
Il y a 112 ans, une mystification a peut-être eu lieu concernant le crash d'un ovni sur Aurora.
               Plus d'informations ici !

MAI
           Je ne connais actuellement aucune affaire ufologique s'étant déroulée durant un mois de mai.

JUIN
           1908, le 30 :
Il y a 101 ans, quelque chose a explosé près de la Tunguska, fleuve de Sibérie.
               Plus d'informations ici !

JUILLET
           1947, du 1er au 15 :
Il y a 62 ans, se déroulait la célèbre affaire du crash d'un ovni à Roswell.
               Plus d'informations ici !
           1965, le 1er : Il y a 44 ans, un agriculteur de Valensole observait un ovni dans son champ.
               Plus d'informations ici !
           1957, le 17 : Il y a 52 ans, des militaires américains observaient un ovni dans le ciel pendant plus de deux heures.
               Plus d'informations ici !
           1989, le 28 et 29 : Il y a 20 ans, des militaires russes observaient des évolutions aériennes d'ovnis au-dessus de leur base.
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           1995, le 31 : Il y a 14 ans, de nombreux témoins observaient les évolutions aériennes d'un ovni dans le ciel argentin.
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AOÛT
           1956, le 13 et 14 :
Il y a 53 ans, des militaires anglais observaient les performances de vol inouïes d'un objet lumineux.
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           1954, le 16 : Il y a 55 ans, de nombreux témoins observaient une "boule verte" survoler Tananarive.
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           1967, le 29 : Il y a 42 ans, deux enfants observaient quatre petits extra-terrestres et leur ovni.
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SEPTEMBRE
           1976, le 18 et 19 :
Il y a 33 ans, de nombreux témoins, dont des militaires, observaient des évolutions aériennes d'ovnis lumineux.
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           1961, le 19 : Il y a 48 ans, un couple américain était enlevé puis ausculté par des extra-terrestres.
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           1988, le 29 : Il y a 21 ans, un automobiliste observait une sphère traverser une autoroute.
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OCTOBRE
           1957, le 5 et 14/15 :
Il y a 52 ans, un paysan brésilien observait un ovni lumineux avant d'être enlevé neuf jours plus tard par des extra-terrestres.
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           1982, le 21 : Il y a 27 ans, un témoin observait longuement un ovni en vol stationnaire.
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NOVEMBRE
           Je ne connais actuellement aucune affaire ufologique s'étant déroulée durant un mois de novembre.

DÉCEMBRE
           1979, le 9 :
Il y a 30 ans aujourd'hui, un pilote de l'Air observait un engin en vol stationnaire près de chez lui.
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LA DERNIÈRE DATE DU JOUR :

9 DÉCEMBRE 1979
IL Y A 30 ANS...
Il y a 30 ans, un pilote de l'Air
observait un engin en vol stationnaire près de chez lui.

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CAS ÉTUDIÉS PAR LE RAPPORT COMETA
Vous pourrez trouver l'intégralité du rapport COMETA
dans différents livres parus, comme celui ci-dessous :
LE RAPPORT COMETA
LES OVNIS ET LA DÉFENSE
Le dossier OVNI le plus brûlant et le plus documenté
Éditions J'ai Lu - Collection Aventure secrète, 2006

Témoignages de pilotes français

7 mars 1977 : M. Giraud, pilote de Mirage IV

Le déroulement de cet incident a été reconstitué à partir des échanges radiophoniques entre le pilote et le contrôleur qui, selon la procédure en vigueur dans tous les centres de contrôle, sont systématiquement enregistrés et conservés pendant un certain temps. L'incident s'est produit le 7 mars 1977 vers 21 heures heure locale, dans le travers de Dijon, alors que le Mirage IV est de retour, pilote automatique branché, vers Luxeuil après une mission de nuit. À l'altitude de 9.600 m, évoluant à la vitesse de « Mach 0,9 », les conditions de vol sont très bonnes. Le pilote (P), Hervé Giraud, et son navigateur (N) observent à « 3 heures » (code horaire) de leur avion une lueur très brillante, à la même altitude, venant à cap collision vers eux et se rapprochant très vite. Nous la désignerons « assaillant » (A1) dans la suite de l'exposé. P interroge la station radar militaire de Contrexéville, qui les contrôle, pour demander s'ils ont un contact radar sur l'avion venant vers eux. En effet, P et N pensent que c'est un intercepteur de défense aérienne qui, comme cela se pratique couramment, cherche à intercepter leur avion pour ensuite l'identifier au moyen de son phare d'identification.

Le contrôleur radar (C), qui n'a aucun contact radar correspondant sur son scope, répond par la négative et demande aux pilotes de vérifier leur oxygène. Cette demande de la part du contrôleur est une procédure de secours classique ; elle montre bien que celui-ci est si surpris par la question de l'équipage qu'il pense à un ennui d'oxygène susceptible de générer une « hallucination ».

« L'assaillant A1 » maintenant son cap vers le Mirage IV, P entame un virage à droite vers A1, virage qu'il est obligé de serrer de plus en plus (3 à 4 g) pour essayer de garder le contact visuel sur A1 et l'empêcher de se placer secteur arrière. Malgré cette manœuvre, A1 s'installe derrière le Mirage IV à une distance estimée de 1.500 m ; à ce moment P renverse son virage pour retrouver un contact visuel sur A1, il voit la lueur s'éloigner très rapidement à « 11 heures » ; il reprend le cap sur Luxeuil. Mais 45 secondes après sa reprise de cap vers Luxeuil, se sentant « observé », selon ses propres termes, P dit à N, « tu vas voir, cela va revenir ». Et effectivement, une lueur identique, que nous appellerons A2, apparaît à « 3 heures ».

P engage alors un virage très serré (6,5 g) pour dégager son appareil de ce qu'il considère désormais comme une menace réelle. La lueur suit l'évolution du Mirage IV pour se placer secteur arrière à une distance estimée de 2.000 m ; P renverse, comme précédemment, et voit à nouveau la lueur disparaître dans les mêmes conditions. C n'a toujours pas de contact radar sur l'« assaillant ? A2 ». P et N poursuivent leur vol et rejoignent normalement la base de Luxeuil.

Voilà pour les faits. Deux points méritent d'être soulignés :

- seul un avion de combat aurait pu avoir un comportement comparable à celui de A1 et A2 (vitesse, manœuvrabilité). Dans ce cas, C aurait eu un contact radar sur cet avion, surtout à cette altitude, contact qu'il aurait d'autant mieux visualisé qu'il n'y avait aucun autre trafic aux alentours du Mirage IV,

- compte tenu des évolutions apparentes de A1 et A2, qu'ils soient un même engin ou non, leur vitesse ne pouvait être que supersonique, ce qui, dans le cas d'avions de combat, se serait traduit au sol par un bang sonore très important du fait du phénomène de focalisation de l'onde de choc généré par le virage. Cela aurait été d'autant plus remarqué dans les environs qu'il faisait nuit. Or, aucun bruit n'a été perçu dans la région.

3 mars 1976 : Témoignage d'un pilote de chasse

Ce pilote (P) ayant souhaité garder l'anonymat, les lignes qui suivent sont extraites de la déposition écrite qu'il a bien voulu nous adresser (par la suite, il a fait connaître son nom ; il s'agit du colonel Claude Bosc). Le 3 mars 1976, P, alors élève pilote à l'École d'aviation de chasse de Tours, effectue un vol de nuit en solo sur un avion d'entraînement T-33. La mission consiste en une navigation à l'altitude de 6.000 m, selon un itinéraire Rennes-Nantes-Poitiers, suivi d'un atterrissage à Tours. Plusieurs avions suivent le même itinéraire à 5 minutes d'intervalle. La nuit est noire mais sans nuages, les villes se détachent très nettement, au niveau de vol considéré ; la visibilité est supérieure à 100 km. Alors qu'il est en vol stabilisé à l'altitude de 6.000 m, à une vitesse de 460 km/h, P aperçoit droit devant et très éloigné (en limite de détection des lumières au sol) ce qu'il pense être, dans un premier temps, le départ d'une fusée de signalisation de couleur verte.

En 1 à 2 secondes, cette fusée dépasse l'altitude de son avion de 1.500 m et semble se stabiliser dans l'espace avant de redescendre dans sa direction. Elle s'approche à une vitesse vertigineuse à cap collision avec l'avion et emplit toute la glace frontale du cockpit. Pensant l'impact inévitable, P lâche le manche et croise les bras devant son visage dans un geste de protection réflexe. L'avion est entièrement enveloppé d'une lumière verte très vive et phosphorescente. P perçoit une sphère (S) qui évite son avion au tout dernier moment et passe sur l'aile droite en la frôlant, le tout en une fraction de seconde. P garde de cet incident le souvenir suivant :

- S n'est pas très volumineuse (1 à 2 m de diamètre),

- S est prolongée d'une queue, comparable à celle d'une comète, également de couleur vert fluorescent,

- le centre de S est constitué d'une lumière blanche très vive (type feu de magnésium),

- au total, l'observation a duré moins de 5 secondes.

P, qui a été très choqué par ce phénomène, informe le contrôleur radar assurant au sol le contrôle de la mission ; celui-ci n'a rien détecté sur son scope radar. Au retour, deux autres pilotes, qui ont suivi le même itinéraire que P, déclareront avoir vu le phénomène, mais de loin.

28 janvier 1994 : Vol Air France AF 3532

Jean-Charles Duboc (P), commandant de bord du vol Air France AF 3532, assurant la liaison Nice-Londres le 28 janvier 1994, est assisté de Valérie Chauffour, copilote (CP). À 13h 14, tandis qu'ils sont en vol de croisière à l'altitude de 11.900 m, aux environs de Coulommiers en Seine-et-Marne, par d'excellentes conditions météorologiques, le chef steward, alors présent dans le poste de pilotage, signale un phénomène lui paraissant être un ballon météorologique. Son observation est aussitôt confirmée par la copilote. P, qui le voit à son tour, pense tout d'abord qu'il s'agit d'un avion en virage à 45° d'inclinaison. Très rapidement cependant, tous les trois s'accordent pour constater que ce qu'ils voient ne ressemble à rien de ce qu'ils connaissent. L'excellente visibilité et la présence d'altocumulus permettent à P d'estimer que le phénomène est à l'altitude de 10.500 m et à une distance d'environ 50 km. Compte tenu de son diamètre apparent, ils en déduisent que l'engin est de grande taille. Ils sont frappés par les changements de forme de l'engin qui leur apparaît tout d'abord sous l'aspect d'une cloche de couleur brune, avant de se transformer en lentille de couleur brun-marron, puis de disparaître sur la gauche de l'appareil d'une façon quasi instantanée, comme s'il était devenu subitement invisible. P rend compte au centre de contrôle de la Navigation aérienne de Reims qui n'a aucune information sur une quelconque présence de mobile aérien dans le voisinage. Cependant, en application de la procédure existante, Reims informe le Centre des opérations de la défense aérienne (CODA) de Taverny de l'observation faite par l'équipage et demande à P d'appliquer dès l'atterrissage la procédure "Air-miss".

Le CODA a effectivement enregistré au même moment une piste radar initiée par le centre de contrôle de Cinq-Mars-la-Pile correspondant en lieu et en heure au phénomène observé. Cette piste radar, qui a été enregistrée pendant 50 secondes, croise bien la trajectoire du vol AF 3532 et ne correspond à aucun plan de vol déposé. Il faut noter que le phénomène disparaît au même instant à la vue de l'équipage et des scopes radar. Les investigations menées par le CODA permettent à la fois d'exclure l'hypothèse du ballon météorologique et de connaître la distance précise de croisement des deux trajectoires et par conséquent de ramener à 250 m de long la taille approximative de l'engin. Il est à noter que le Centre régional de la Navigation aérienne (CRNA) Nord, qui traite 3.000 mouvements par jour, n'a instruit que trois cas, dont celui du vol AF 3532, dans les sept dernières années [Note de Froggie : en 1999].

Des cas aéronautiques dans le monde

13-14 août 1956 : Lakenheath (Royaume-Uni)

Les bases militaires communes à l'USAF - U.S. Air Force - et à la RAF de Lakenheath et Bentwaters sont situées, la première à quelque 30 km au nord-est de Cambridge, la seconde près de la côte à l'est de cette ville. Les objets aériens inconnus, suivis par leurs radars dans la nuit du 13 au 14 août 1956, ont été jugés « non identifiés » par le rapport publié en 1969 par la commission Condon chargée d'évaluer les travaux sur les OVNI de l'armée de l'Air américaine. Le magazine Astronautics and Aeronautics a publié en septembre 1971 une étude du cas par Thayer, l'expert radar de la commission Condon, qui s'est appuyé en partie sur une étude présentée en 1969 par le professeur Mac Donald, physicien de l'atmosphère. Pour mémoire, signalons qu'à plusieurs reprises, et notamment en 1976, Philip Klass, rédacteur de la revue Aviation Week and Space Technology, a tenté de critiquer ces travaux et de réduire le cas à une série d'événements ordinaires (météorites, anomalies de propagation radar, etc.). Les incidents ont débuté à la base de Bentwaters, précédés, entre 21 et 22 heures, par des observations insolites du radar de contrôle d'approche, que nous ne détaillerons pas. Ils se sont déroulés comme suit :

- À 22h 55, le radar détecte un objet non identifié se déplaçant d'est en ouest en passant au-dessus de la base, toujours presque face au vent à la vitesse apparente de 2.000 à 4.000 miles par heure (mph), soit 3.200 à 6.400 km/h. Aucun bang sonique n'est mentionné. Le personnel de la tour de contrôle de Bentwaters dit alors avoir vu une lumière brillante survolant le terrain d'est en ouest « à une vitesse formidable », à environ 1.200 m de hauteur. Au même moment, le pilote d'un avion de transport militaire, survolant Bentwaters à 1.200 m d'altitude, déclare qu'une lumière brillante est passée sous son avion en fonçant d'est en ouest « à une vitesse formidable ». Les deux observations visuelles confortent la détection radar.

- L'opérateur radar de Bentwaters signale ces observations concordantes, radar et visuelles, au chef de quart du centre de contrôle radar de trafic de Lakenheath, un sous-officier américain à qui nous devons un compte rendu assez détaillé de ces observations et de celles qui suivent. Le compte rendu, adressé en 1968 à la commission Condon par le militaire alors en retraite, est cohérent, et ne contredit pas, sauf en quelques points mineurs, les documents du dossier Blue Book de l'USAF ; parmi eux, le télex réglementaire, envoyé à l'équipe Blue Book le jour de l'incident par Lakenheath, et le rapport adressé deux semaines plus tard à cette même équipe par le capitaine américain Holt, officier de renseignement à Bentwaters.

- Le chef de quart de la base de Lakenheath alerte ses opérateurs radar. L'un d'entre eux détecte un objet stationnaire à environ 40 km au sud-ouest de la base, presque dans l'axe de la trajectoire de l'objet supersonique vu à 22h 55. Le chef de quart appelle le radar d'approche de Lakenheath, qui confirme l'observation. Les radaristes du centre de contrôle du trafic aérien voient soudain l'objet passer immédiatement de l'immobilité à une vitesse de 600 à 950 km/h. Le chef de quart prévient le commandement de la base. L'objet change plusieurs fois de direction, décrivant des segments de droite, variant de 13 à 30 km, séparés par des arrêts brusques de 3 à 6 minutes ; la vitesse passe toujours sans transition d'une valeur nulle à une valeur de quelque 950 km/h.

Des observations visuelles sont faites du sol et confirment la vitesse importante et les accélérations stupéfiantes. Le télex réglementaire envoyé par Lakenheath conclut : « Le fait que des accélérations rapides et des arrêts brusques de l'objet aient été détectés par radar et par la vue à partir du sol donne au rapport une crédibilité certaine. On ne croit pas que ces observations puissent avoir une quelconque origine météorologique ou astronomique. »

- Au bout de 30 à 45 minutes, la RAF envoie un chasseur de nuit, un Venom biplace, à la poursuite de l'objet. Le centre de contrôle radar de trafic aérien de Lakenheath le guide en direction de l'objet, à 10 km à l'est du centre. Le pilote acquiert la cible visuellement et au radar, puis la perd. Le centre le dirige alors à 16 km à l'est de Lakenheath ; le pilote acquiert à nouveau une cible et dit « mes mitrailleuses sont braquées sur lui ». Peu de temps après, il perd une fois encore sa cible ; mais celle-ci a été suivie par les opérateurs radar du centre ; ils informent le pilote que l'objet a fait un mouvement rapide pour se placer derrière lui, et le suit à courte distance. Le pilote confirme. Observé par les radaristes, le pilote tente pendant environ 10 minutes toutes les manœuvres pour se placer à nouveau derrière l'objet (montées en chandelle, piqués, virages continus), mais il n'y parvient pas : l'OVNI le suit, à distance constante selon les radars au sol. Enfin, à court de carburant, il retourne à sa base, demandant qu'on lui dise si l'objet persiste à le suivre. L'OVNI le suit, en effet, sur une courte distance, puis s'immobilise. Les radaristes verront ensuite l'objet effectuer quelques courts déplacements, puis partir en direction du nord à quelque 950 km/h et disparaître à 3h 30 hors de la portée des radars.

- Un Venom envoyé en remplacement du premier a dû rentrer rapidement à sa base par suite d'ennuis mécaniques, avant d'avoir pu établir un contact avec l'objet.

Thayer concluait ainsi son article dans la revue Astronautics and Aeronautics : « Si l'on considère la haute crédibilité de l'information et la cohérence et la continuité des comptes rendus, ainsi que leur haut degré d'"étrangeté", ce cas d'OVNI est certainement un des plus troublants connus à ce jour. »

17 juillet 1957 : L'avion RB-47 aux États-Unis

Ce cas, qui figure dans le rapport Condon comme « non identifié », a été très cité et étudié depuis quarante ans. Le physicien James Mac Donald a publié les résultats de son enquête en 1971 dans la revue Astronautics and Aeronautics. Philip Klass, le journaliste précité [Note de Froggie : dans le premier paragraphe de l'affaire précédente], s'est alors efforcé de donner, en 1976, une interprétation banale des faits, fort contestable dès l'abord. Cette interprétation a été réfutée pour l'essentiel fin 1997, au terme d'une enquête approfondie, contenue dans un mémoire du chercheur en techniques aérospatiales Brad Sparks.

Nous résumons ici les séquences importantes du cas, qui montrent un objet volant lumineux non identifié détecté de nuit, non seulement à la vue et au radar, mais aussi par des émissions de micro-ondes pulsées provenant de sa direction :

Le RB-47 était un bombardier dont la soute à bombes avait été aménagée pour recevoir trois officiers disposant chacun de moyens permettant de détecter les émissions des radars au sol, et de préciser leur direction en azimut, mais ni leur distance ni la nature des signaux. Dans la zone du centre-sud des États-Unis, où l'avion effectuait ce jour-là un vol d'entraînement, de nombreuses stations radar émettaient des signaux dont les fréquences étaient voisines de 3.000 MHz et les impulsions d'une durée de 1 micro-seconde se succédant toutes les 600 micro-secondes. Ces radars balayaient l'horizon quatre fois par minute.

Trois autres officiers (pilote, copilote, navigateur) se trouvaient dans le cockpit et, de ce fait, eux, pouvaient voir à l'extérieur de l'avion. Les six officiers ont été interrogés par Mac Donald en 1969. Ils ont relaté que :

- Le premier incident se produisit, probablement vers 9h 30 TU (3h 30 en temps local), au-dessus du Mississippi, alors que l'avion, remontant du golfe du Mexique vers le nord, abordait la côte un peu à l'est du delta du Mississippi, en volant à Mach 0,75. Le capitaine Mac Clure détecta sur son écran un spot correspondant à une source de micro-ondes pulsées située à l'arrière et à droite du RB-47 (en direction « 5 heures »), qui dépassa rapidement l'avion et tourna autour de lui pour repartir sur sa gauche dans l'autre sens (direction comprise entre « 6 et 9 heures »). La source était donc aéroportée et supersonique. Mac Clure nota les caractéristiques du signal : c'étaient celles des radars au sol précités, à l'exception de la durée des impulsions, de valeur 2 micro-secondes. Il ne signala pas tout de suite cet incident, pensant qu'il s'agissait peut-être d'un défaut de l'électronique. Comme l'a écrit Klass, il n'existait pas à l'époque, ni aux États-Unis ni en URSS, d'avion supersonique assez grand pour transporter un radar dont le signal possédait les caractéristiques observées.

- L'incident suivant se produisit à 10h 10 TU, en Louisiane, lorsque le commandant Chase, pilote, et le capitaine Mac Coyd, copilote, virent une lumière intense, d'un blanc bleuté, se diriger vers l'avion dans la direction « 11 heures », puis bondir de leur gauche à leur droite et disparaître alors qu'elle était dans la direction « 2 heures ». Klass a montré que cet objet était peut-être une météorite dont la trajectoire provoquait une illusion d'optique, mais, sur le moment, Chase et Mac Coyd se demandèrent s'il ne s'agissait pas d'un OVNI. Mac Clure, en les entendant, se souvint de sa détection précédente, et rechercha un signal de même nature.

- Il trouva ce signal à 10h 30 TU, identique au précédent, et, par coïncidence peut-être, en provenance de la direction « 2 heures ». Ce signal fut confirmé par le capitaine Provenzano, dont le détecteur était lui aussi capable d'opérer autour des 3.000 MHz. Il ne pouvait s'agir du signal d'un radar fixe, car sa direction « 2 heures » restait invariable alors que l'avion poursuivait sa route depuis plusieurs minutes vers l'ouest. L'avion pénétra au Texas, puis vint à portée du radar « Utah », situé près de Dallas. L'équipage rendit compte à Utah, qui détecta à la fois l'avion et un objet gardant une distance constante de 18 km par rapport à lui.

- À 10h 39, toujours au Texas, le commandant Chase aperçut une lumière rouge de grande dimension qu'il estima évoluer à 1.500 m plus bas que l'avion, sensiblement dans la direction « 2 heures ». L'avion volait à l'altitude de 10.500 m et le temps était parfaitement clair. Bien que le commandant ne puisse pas déterminer la forme ni la taille de l'objet, il eut l'impression nette que la lumière émanait du haut de l'objet.

- À 10h 40, il reçut l'autorisation de poursuivre cet objet et prévint Utah. Il ralentit, puis accéléra ; Utah l'informa que l'objet accompagnait ses mouvements tout en se maintenant à une distance constante de 18 km.

- À 10h 42, Chase accéléra et vit l'objet rouge virer à droite en direction de Dallas ; ceci fut confirmé par Mac Clure.

- Vers 10h 50, un peu à l'ouest de Dallas, l'objet s'arrêta, et disparut simultanément de la vue des radars (Utah et le radar de bord qui venait de détecter l'objet lorsque le RB-47 s'en était rapproché) et de l'écran de Mac Clure (la disparition de l'objet sur l'écran du radar est moins étonnante de nos jours ; elle évoque les techniques de furtivité active actuellement en développement, voire en service). L'avion vira alors à gauche. Mac Clure récupéra un signal qui était peut-être celui de Utah. Le contact visuel fut retrouvé, ainsi que le contact radar.

- À 10h 52, Chase vit l'objet tomber à environ 4.500 m. Il fit effectuer au RB-47 un piqué de 10.500 m à 6.000 m. L'objet disparut alors simultanément de sa vue, du radar Utah, et de l'écran de Mac Clure.

- À 10h 57, toujours près de Dallas, l'objet réapparut sur l'écran de Mac Clure, et Utah indiqua qu'il avait fait un rapport « CIRVIS » (Communications Instructions for Reporting Vital Intelligence Sightings) [Traduction : Instructions de Communications pour les Rapports d'Observations Vitaux aux Renseignements], rapport radio urgent et secret, destiné au commandement de la Défense aérienne, obligatoire en cas d'observation d'objet aérien non identifié par l'armée de l'Air. À 10h 58, le pilote retrouva un contact visuel à « 2 heures ». Quelques minutes plus tard, voyant ses réserves de carburant baisser, il décida de rentrer et mit le cap sensiblement au nord, vers Oklahoma City. L'objet se plaça alors derrière l'avion, à 18 km de distance comme le précisa Utah, qui tenta d'envoyer des avions de chasse à la poursuite de l'inconnu. Celui-ci, volant plus bas que le RB-47 et derrière lui, ne pouvait être vu du cockpit, mais il fut détecté sur l'écran de Mac Clure jusqu'à la hauteur d'Oklahoma City, bien au-delà de la portée du radar Utah. Il disparut alors soudainement de l'écran à 11h 40.

18 et 19 septembre 1976 : Téhéran

Cet incident eut lieu dans la nuit du 18 au 19 septembre 1976. Différents journaux du monde entier le relatèrent plus ou moins fidèlement, par exemple France-Soir dans le numéro daté du 21 septembre. Un citoyen américain engagea des démarches laborieuses auprès des autorités américaines pour en obtenir un compte rendu, en invoquant la loi sur la liberté de l'information. Il l'obtint finalement de la Defense Intelligence Agency (DIA). D'autres documents américains ont depuis lors été obtenus.

Des interviews de généraux et du contrôleur aérien iraniens, impliqués dans cette affaire, permettent de conforter, et un peu de compléter, par la mention des noms propres notamment, le rapport de la DIA. La lecture de l'ensemble conduit au résumé suivant :

- Vers 11 heures du soir, le 18 septembre, la tour de contrôle de l'aéroport de Téhéran reçoit plusieurs appels signalant un objet lumineux étrange immobile dans le ciel au-dessus du quartier résidentiel de Shemiran, dans la partie nord de la capitale. Le responsable de l'équipe de nuit, Hossain Perouzi, sort pour observer l'objet à la jumelle. Il a témoigné avoir vu un rectangle, correspondant probablement à un objet cylindrique, aux extrémités duquel pulsent des lumières de couleur blanc-bleu. Au milieu de l'objet, une petite lumière rouge décrit un cercle. Perouzi rend compte de cette étrange observation au commandement de l'armée de l'Air impériale, qui alerte le général Youssefi, numéro trois de cette armée. Celui-ci sort sur son balcon et voit un objet analogue à une étoile, mais beaucoup plus grand et plus brillant ; il ordonne l'envoi d'un avion à réaction Phantom F-4 dont il dirige la mission par l'intermédiaire de Perouzi.

- Lorsque le F-4 arrive à 45 km de l'objet, ses instruments de vol et tous ses moyens de communication (radio et interphone) cessent brusquement de fonctionner. Le pilote arrête l'interception et se dirige vers sa base. L'équipage récupère alors l'usage de ses instruments et de ses communications.

- Un second F-4 est envoyé par le général Youssefi. L'écho de l'OVNI sur son écran est semblable à celui d'un Boeing 707. Le F-4 s'approche de l'OVNI à une vitesse relative de 280 km/h. Lorsqu'il parvient à 45 km de celui-ci, l'OVNI accélère et se tient à une distance constante de 45 km du F-4. L'équipage ne peut discerner visuellement la taille de l'objet, car il brille intensément. Son éclat provient de lumières disposées en rectangle, passant rapidement du bleu au vert, au rouge et à l'orange.

- Soudain, un objet brillant, de diamètre apparent moitié ou tiers de celui de la Lune, sort de l'OVNI et se dirige rapidement vers le F-4. Le pilote tente de tirer un missile Sidewinder sur l'objet, mais à cet instant même son tableau de commande de tir et ses moyens de communication (radio et interphone) deviennent inopérants. Il effectue promptement un virage et un piqué, mais l'objet change de direction et poursuit l'avion à une distance d'environ 6 km. Finalement, l'objet passe à l'intérieur du virage du F-4 et repart pour réintégrer l'OVNI dont il était sorti.

- Peu après, un objet sort à nouveau de l'OVNI et se dirige rapidement vers le sol, à la verticale. L'équipage du F-4 s'attend à le voir exploser, mais l'objet semble se poser doucement et répand une très vive lumière sur une aire de 2 à 3 km de diamètre. L'équipage, momentanément ébloui, orbite pendant le temps nécessaire pour récupérer sa vision de nuit avant de se poser sur l'aérodrome de Téhéran. Il note la perte de ses communications (radio et interphone) chaque fois que leur avion traverse une certaine zone. Il convient de préciser qu'un avion civil a également perdu ses communications lorsqu'il a traversé cette zone. Dans la journée, l'équipage est conduit en hélicoptère à l'endroit où avait apparemment atterri l'objet, un lac desséché, mais il n'y trouve aucune trace.

Une note annexe de la DIA était tout aussi étonnante que le rapport lui-même ; elle précisait que l'information avait été confirmée par d'autres sources, et se terminait par cette appréciation :

« Un rapport remarquable. Ce cas est un classique qui réunit toutes les conditions requises pour une étude valable du phénomène OVNI :

a. l'objet a été vu par des témoins multiples situés en différents endroits...,

b. la crédibilité de beaucoup des témoins était grande (un général d'aviation, des équipages qualifiés et des contrôleurs de la Navigation aérienne expérimentés),

c. les observations visuelles ont été confirmées par radar,

d. des effets électromagnétiques semblables ont été rapportés par trois équipages distincts,

e. il y a eu des effets physiologiques sur certains membres de l'équipage (perte de vision de nuit due à la brillance de l'objet),

f. un degré extraordinaire de manœuvrabilité a été montré par les OVNI. »

La tentative de banalisation de ce cas faite par Klass en montre la solidité.

21 mars 1990 : Russie

Ce cas s'est produit de nuit dans la région de Pereslavl-Zalesski, à l'est de Moscou. Il a été rapporté par un article du général d'aviation Igor Maltsev, commandant les Forces de défense aérienne, paru dans le journal Rabochaya Tribuna (« Tribune des Travailleurs ») le 19 avril 1990 : « Des OVNI sur des radars de défense aérienne » (cf. l'ouvrage de Marie Galbraith Unidentified Flying Objects, Briefing Document, the Best Available Evidence).

On y mentionnait l'envoi d'avions de combat en mission d'interception des OVNI détectés. Le général Maltsev, qui a fait la synthèse de plus de cent observations visuelles, collectées par des commandants d'unité, a déclaré :

« Je ne suis pas un spécialiste des OVNI, et donc je ne peux que relier entre elles les données et exprimer ma propre hypothèse. Selon les données rassemblées par ces témoins, l'OVNI était un disque d'un diamètre de 100 à 200 mètres. Deux lumières clignotaient sur ses côtés [...]. De plus, l'objet tournait autour de son axe et effectuait une évolution en forme de S à la fois dans les plans vertical et horizontal. Ensuite l'OVNI restait stationnaire au-dessus du sol, puis volait à une vitesse deux à trois fois supérieure à celle des avions de combat moderne [...]. Les objets volaient à des altitudes allant de 100 à 7.000 m. Le mouvement des OVNI n'était accompagné par aucune espèce de bruit et se caractérisait par une stupéfiante manœuvrabilité. Les OVNI paraissaient complètement dépourvus d'inertie. En d'autres termes, ils avaient d'une façon ou d'une autre maîtrisé la gravité. À l'heure actuelle, des machines terrestres ne pourraient guère présenter de telles caractéristiques. »

31 juillet 1995 : San Carlos de Bariloche

Source SEPRA [Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique]

Le vol Aerolineas Argentinas AR 674, un Boeing 727 en provenance de Buenos Aires, est à 140 km de San Carlos de Bariloche, station touristique des Andes centrales où il s'apprête à atterrir. À cet instant précis, une panne d'électricité plonge la ville dans l'obscurité et le pilote reçoit l'ordre de se mettre en attente pour quelques minutes avant d'effectuer son approche finale. Alors qu'il débute celle-ci, le pilote observe une étoile bizarre. Au même moment le centre de contrôle met en attente un second avion qui arrive dans le secteur. Le vol AR 674 poursuit son approche, mais alors qu'il est en fin de virage, dans l'axe de la piste, un objet ressemblant à un gros avion apparaît sur son côté droit et vole parallèlement à lui ! Cet objet possède trois lumières dont une rouge en son milieu. Les lumières de l'aéroport tombent de nouveau en panne, le balisage de piste et la rampe d'approche s'éteignent également ; l'avion en attente observe le même phénomène depuis sa position.

Le pilote, ne pouvant effectuer son atterrissage, remet les gaz et effectue un nouveau virage pour se représenter dans l'axe de la piste. À cet instant, l'objet, devenu lumineux, passe derrière l'avion, s'arrête, monte à la verticale pour s'arrêter de nouveau. Il repasse devant l'avion avant de disparaître définitivement vers la Cordillère des Andes. L'équipage, les passagers du vol AR 674, ceux de l'autre avion, ainsi que les contrôleurs de l'aéroport et une partie des habitants de San Carlos assistèrent, médusés, à cet insolite ballet aérien.

Ce cas est intéressant à plus d'un titre :

- observation corroborée par de multiples observateurs indépendants, en vol et au sol,

- durée du phénomène de plusieurs minutes,

- trajectoires variées dont certaines épousent celles de l'avion,

- observation d'un phénomène électromagnétique (extinction des lumières de la ville et de l'aéroport) en relation directe avec la présence de l'objet.

Des cas d'observation à partir du sol

16 août 1954 : Phénomène observé par de nombreux témoins à Tananarive

Témoignage devant le comité

Edmond Campagnac (C), ancien officier d'artillerie et ancien chef des services techniques d'Air France à Madagascar, aujourd'hui retraité, est venu témoigner devant le comité. Le phénomène décrit ci-après s'est produit le 16 août 1954 à Tananarive. Il a été observé par plusieurs centaines de témoins.

À 17 heures, alors que le personnel de l'agence d'Air France attend l'arrivée du courrier, quelqu'un aperçoit dans le ciel une « grosse boule » verte se déplaçant à grande vitesse. La première pensée des témoins est qu'il s'agit d'une météorite. Le phénomène disparaît derrière une colline, ils pensent que la boule verte va percuter le sol et qu'ils vont en percevoir le choc.

Elle reparaît pourtant une minute après. En passant plein travers des observateurs, elle se révèle être « une sorte de ballon de rugby métallique précédé d'une lentille verte nettement détachée avec des flammèches s'échappant à l'arrière ». D'après l'estimation des témoins, le « ballon » avait la longueur d'un avion DC4, soit une quarantaine de mètres. La lentille verte se détachait à l'avant à un peu moins de 40 m, avec à l'arrière des flammèches assez longues. L'engin a survolé Tananarive à une hauteur estimée de 50 à 100 m, estimation rendue possible par comparaison avec la hauteur d'une colline avoisinante. Au fur et à mesure que l'engin se déplaçait, les lumières des magasins s'éteignaient, et les animaux manifestaient une réelle inquiétude.

Après avoir survolé Tananarive, l'engin est reparti vers l'ouest. En passant au-dessus du parc à zébus de la ville, l'engin provoqua parmi eux une violente réaction de peur. Détail surprenant puisque, en temps normal, ces animaux ne manifestaient aucun émoi au passage des avions d'Air France. Deux ou trois minutes après, un engin identique a été observé à 150 km de là au-dessus d'une ferme-école. Là encore, les troupeaux ont été pris de panique. Si l'engin observé était le même que celui de Tananarive, sa vitesse devait être de l'ordre de 3.000 km/h. Au dire de C, le général Fleurquin, commandant en chef à Madagascar, a réuni une « commission scientifique » pour mener une enquête sur ces phénomènes. Aucune trace de cette enquête n'a pu être retrouvée dans les archives de l'armée de l'Air, cependant le n° 6 du bulletin du GEPA (Groupe d'études des phénomènes aérospatiaux) du 2e semestre 1964 a décrit cette observation.

9 décembre 1979 : Observation d'une soucoupe près du sol par un pilote

Enquête du GEPAN/SEPRA et témoignage devant le comité. [Le GEPAN, Groupe d'Études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés, est devenu ensuite le SEPRA, Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique.]

Ancien commandant de l'armée de l'Air, Jean-Pierre Fartek (F) est, au moment des faits, pilote de Mirage III au sein de la 2e escadre de chasse de Dijon. Aujourd'hui F est pilote dans une compagnie privée. F habitait, et habite toujours, dans le même village à proximité de Dijon. Sa maison est située au bout d'un lotissement donnant sur les champs. À environ 250 m se trouve un bouquet d'arbres d'une hauteur moyenne de 15 m au maximum. Le 9 décembre 1979 vers 9h 15 du matin, F et sa femme observent un objet insolite (appelé M par la suite) dans le champ avoisinant leur maison ; la météo et la visibilité sont excellentes. M, dont ils estiment les dimensions à 20 m de diamètre sur 7 m d'épaisseur, est en vol stationnaire à 3 m de hauteur environ devant le bouquet d'arbres qu'il masque en partie. En parfaite concordance avec sa femme, le témoin F le décrit comme :

- ayant la forme de deux soucoupes superposées aux contours très nets, renversées l'une sur l'autre, ne présentant ni hublots ni lumières,

- étant de couleur gris métallique sur la partie supérieure, et plus foncée (bleutée) sur la partie inférieure, avec une séparation parfaitement délimitée entre le dessus et le dessous de l'engin. Cette différence de couleur ne pouvait pas être due à une différence d'éclairage, compte tenu de la position du soleil,

- animé de façon permanente de très légères oscillations, dont la fréquence n'était pas très rapide, comme quelque chose recherchant l'équilibre,

- ne faisant aucun bruit,

- ne causant aucune turbulence au sol ni lors du vol stationnaire, ni au moment du départ,

- n'ayant laissé aucune trace sur le sol.

Après un temps d'observation qu'il apprécie difficilement, F voit M osciller plus fortement, il a l'impression que M s'incline un peu vers l'avant (comme le fait un hélicoptère après le décollage en début de translation horizontale). F voit M partir à l'horizontale, à très basse altitude, sans bruit, sans laisser de traînée, à très forte vitesse et disparaître à l'horizon en quelques secondes. F a témoigné à la gendarmerie de l'Air de la base aérienne de Dijon. Il croit savoir que d'autres personnes ont observé le phénomène sans oser aller témoigner, notamment ses voisins et leurs enfants qui auraient fait la même observation.

Cette observation, d'un pilote professionnellement bien averti des phénomènes aéronautiques, n'a jamais reçu d'explication.

28-29 juillet 1989 : Un cas à témoins multiples dans une base de missiles russe

En tête des rapports d'OVNI déclassifiés par le KGB en 1991, figure un dossier relatif à une base de missiles de l'armée, près de Kapustin Yar, dans la région d'Astrakhan, dont il est fait état dans l'ouvrage de Marie Galbraith [Elle a dirigé la rédaction d'un ouvrage clair et documenté intitulé Unidentified Flying Objects, Briefing Document, the Best Available Evidence, avalisé en décembre 1995 par les présidents des trois associations CUFOS (Center for UFO Research), FUFOR (Fund for UFO Research) et MUFON (Mutual UFO Network).]. Le public anglophone en a eu connaissance par la revue moscovite AURA-Z de mars 1993. Des militaires, appartenant à deux centres de la base, ont fait des dépositions manuscrites sur leurs observations visuelles, réalisées dans de bonnes conditions de visibilité. Le dossier, incomplet, ne traite pas de détections radar éventuelles. Il débute par un bref résumé du cas, dont l'auteur était un officier anonyme du KGB, suivi de la relation de sept témoignages manuscrits :

- Cinq témoignages, provenant du premier centre, sont le fait du lieutenant Klimenko, de deux caporaux et de deux soldats. Dans la nuit du 28 au 29 juillet, ces militaires ont observé des OVNI, entre 22h 15 et 23h 55, à une distance de 3 à 5 km. Jusqu'à trois objets ont été vus simultanément. Un objet a exécuté, en silence, des déplacements saccadés, avec des départs et des arrêts très brusques, et des périodes d'immobilité. Tous les témoins ont vu un avion de chasse tenter de s'approcher d'un OVNI, et celui-ci s'échapper à une vitesse fulgurante, « donnant l'impression que l'avion faisait du surplace ». Seul le bruit de l'avion a été entendu, alors que l'OVNI devait avoir atteint une vitesse supersonique.

- Deux autres témoignages, émanant d'un centre voisin du premier, concernent l'observation d'un OVNI, de 23h 30 à 1h 30, à une distance allant de quelques kilomètres à 300 m. Celui-ci a été décrit par le sous-lieutenant Volochine comme un disque de 4 à 5 m de diamètre, surmonté d'une coupole hémisphérique brillamment éclairée. Le sous-lieutenant a joint à sa déposition un croquis de la soucoupe. Celle-ci se déplaçait parfois brusquement, mais sans bruit, et parfois restait immobile à 20-60 m au-dessus du sol. En compagnie du soldat Tichaev, Volochine l'a vue, émettant une lumière verte phosphorescente, immobile à 300 m d'eux et à quelque 20 m au-dessus d'un dépôt de missiles ; elle a éclairé ce dépôt par un faisceau de lumière mobile pendant quelques secondes.

Dans un rapport, cohérent avec celui de son supérieur, le soldat Tichaev insistait sur l'absence de bruit provoqué par l'objet, même à courte distance, ce qui empêchait de le confondre avec un hélicoptère. Les deux témoins, rejoints après un temps par l'équipe de garde, avaient assisté, durant deux heures, aux évolutions de l'objet au-dessus du centre et de ses abords.

Des rencontres rapprochées en France

1er juillet 1965 : Valensole, Alpes-de-Haute-Provence

Enquête approfondie de la Gendarmerie nationale.

Valensole, le 1er juillet 1965 ; Maurice Masse, qui a quitté son domicile à 5 heures du matin, se dirige vers ses champs de lavande situés sur le plateau à proximité du village. Avant de mettre en marche son tracteur vers 6 heures, il allume une cigarette et entend à ce moment-là un sifflement qui attire son attention. Émergeant de derrière un pierrier, il voit, à environ 90 m de lui, un objet posé dans son champ. Sa forme évoque celle d'une voiture "Dauphine" posée sur six pattes avec un pivot central. Il se rapproche avec précaution, à une distance d'une dizaine de mètres, pensant peut-être surprendre des gens en train de lui voler de la lavande. Il voit alors deux petits êtres, dont l'un, tourné dans sa direction, va pointer vers lui un tube pris dans une sorte de sacoche accrochée sur son flanc gauche. Maurice Masse précisera qu'il va être totalement immobilisé sur place, engourdi et paralysé, mais parfaitement conscient des événements qui vont se dérouler sous ses yeux. Les deux êtres vont alors remonter dans leur engin. Il les observera, alors qu'ils seront derrière une sorte de dôme, et il entendra un bruit sourd au moment où l'objet s'élèvera du sol. De même, il remarquera que le tube qui était sous l'objet, au contact du sol, se mettra à tourner, ainsi que les six pattes, qui s'escamoteront sous l'appareil. L'objet montera ensuite à la verticale avant de s'incliner en oblique et de disparaître plus vite qu'un avion à réaction. Maurice Masse restera ainsi immobilisé durant une quinzaine de minutes avant de retrouver ses esprits, puis de reprendre son travail et d'aller raconter son histoire au village où les gendarmes, ayant eu connaissance de l'affaire, l'auditionneront dans la journée.

La brigade de gendarmerie de Valensole, puis la brigade de recherche de Digne, enquêtèrent sur ce cas durant plusieurs jours. Les investigations de la gendarmerie établirent l'existence, à l'endroit indiqué par Maurice Masse, d'une cuvette imprimée dans le sol, qui était détrempé à cet endroit. En son centre se trouvait un trou cylindrique aux parois lisses de 18 cm de diamètre et de 40 cm de profondeur. Au fond de celui-ci se trouvaient trois autres trous coudés de 6 cm de diamètre. Le long de l'axe de fuite de l'objet, sur une centaine de mètres, les plans de lavande étaient desséchés. Ce phénomène dura plusieurs années, au cours desquelles le témoin essaya vainement de replanter des plants dans un rayon de quelques mètres autour de la trace.

Malgré quelques éléments contradictoires dans le récit de Maurice Masse, les éléments recueillis par les deux brigades de gendarmerie ont confirmé la plausibilité des faits, en particulier les effets sur l'environnement et sur le témoin lui-même, qui, durant plusieurs mois, dormit douze à quinze heures par nuit, à la suite de la paralysie dont il avait été victime. L'enquête de moralité sur le témoin ne révélera pas d'éléments particuliers permettant de soupçonner un comportement de mythomane ou le montage d'un canular.

29 août 1967 : Cussac, Cantal

Enquête du GEPAN/SEPRA.

Parmi les cas d'OVNI, l'affaire de Cussac occupe une place particulière puisqu'en 1978 une contre-enquête fut menée, à titre d'exemple, à la demande du conseil scientifique du GEPAN. Le 29 août 1967, vers 10h 30, par une belle matinée ensoleillée sur les hauts plateaux du centre de la France, deux jeunes enfants gardent le troupeau familial. Le chien qui les accompagne les avertit qu'une vache s'apprête à franchir le muret de l'enclos. Le garçon, âgé de treize ans à l'époque, se lève pour faire revenir la vache, quand il aperçoit de l'autre côté de la route quatre enfants qu'il ne reconnaît pas. Surpris par ce qu'il observe, il appelle sa sœur quand il aperçoit, en retrait des inconnus, une sphère extrêmement brillante. Ils se rendent alors compte qu'il ne s'agit pas d'enfants mais de petits êtres noirs, dont la taille ne doit pas dépasser 1,20 m. Deux d'entre eux sont debout à côté de la sphère, un autre est agenouillé devant elle et le quatrième, debout, tient dans la main une sorte de miroir qui aveugle les enfants. Le garçon essaie de les interpeller, mais les petits êtres regagnent alors précipitamment la sphère. Les enfants les voient s'élever du sol et pénétrer dans la boule par le haut, en y plongeant la tête la première. La sphère décolle avec un sifflement, puis s'élève dans le ciel en décrivant un mouvement hélicoïdal continu à grande vitesse. Le chien aboie, les vaches se mettent à meugler et une très forte odeur soufrée emplit l'atmosphère. La contre-enquête débutera en 1978 avec une équipe d'enquêteurs du GEPAN et des membres conseillers extérieurs qualifiés, dont un ancien juge d'instruction.

Les faits marquants de cette contre-enquête ne concernèrent ni les faits ni le récit, mais des éléments nouveaux, tels que des témoins secondaires retrouvés sur les lieux, qui apportèrent des indices supplémentaires et renforcèrent la crédibilité du cas. En particulier, un gendarme, qui s'était rendu sur les lieux immédiatement après l'incident, avait trouvé des traces sur le sol à l'endroit indiqué par les enfants et noté la très forte odeur de soufre. De même, un autre témoin se manifesta, reconnaissant s'être trouvé dans un grenier proche des lieux, et se souvenant parfaitement du bruit de sifflement très différent de celui d'un hélicoptère de l'époque.

Les reconstitutions sur les lieux, en présence des deux témoins principaux, confirmèrent tant les récits descriptifs que les circonstances qui suivirent l'observation. Les enfants, à l'époque, évoquèrent une forte odeur de soufre, mais ils subirent surtout des troubles de nature physiologique, leurs yeux pleurèrent durant plusieurs jours ; ces faits furent constatés par le médecin de famille et confirmés par leur père, alors maire du village. Le magistrat, dans la conclusion de cette contre-enquête, donna son avis sur les témoins et leur témoignage : « Il n'existe dans ces divers éléments aucune faille, aucune discordance qui permette de douter de la sincérité des témoignages, ni d'envisager raisonnablement une invention, une supercherie, ou une hallucination. Dans ces conditions, malgré le jeune âge des témoins principaux, et si extraordinaires que paraissent être les faits qu'ils ont relatés, je pense qu'ils les ont réellement observés. »

8 janvier 1981 : Trans-en-Provence, Var

Enquête du GEPAN/SEPRA.

Trans-en-Provence, le 8 janvier 1981 vers 17 heures, un homme qui construit un petit abri pour une pompe à eau, dans son jardin, va être témoin de ce qui est peut-être l'un des cas les plus insolites jamais observés et étudiés en France. Un reflet du soleil sur quelque chose évoluant dans le ciel va attirer son attention et lui permettre d'observer la descente, puis l'atterrissage brutal, sur un terre-plein situé en contrebas de sa maison, d'un objet métallique silencieux. Celui-ci, de forme ovoïde, ne présentait aucune aspérité apparente, aile, gouverne ou moteur, permettant de l'assimiler à un quelconque aéronef. Cet objet restera quelques brefs instants sur le terre-plein, en n'émettant toujours aucun bruit, puis il décollera et disparaîtra à une vitesse très élevée dans le ciel bleu azur. Ce récit pourrait s'arrêter à cette simple constatation visuelle, s'il n'y avait eu des traces et des empreintes mécaniques visibles en forme de couronne qui feront basculer l'affaire dans le domaine de l'inexpliqué.

La gendarmerie, puis le GEPAN, mèneront une enquête approfondie, comportant de nombreux entretiens avec le témoin et son voisinage. Les expertises sur le terrain - prélèvements d'échantillons de terre et de végétaux, suivis d'analyses - montreront, sans équivoque, qu'il s'agissait bien d'un objet métallique pesant non identifié qui s'était réellement posé sur le terre-plein. L'analyse des végétaux prélevés sur le site indiquera que l'on n'était pas en présence d'un quelconque aéronef, y compris hélicoptère ou drone militaire, hypothèses qui avaient été envisagées et analysées. La végétation sur le site d'atterrissage - une sorte de luzerne sauvage - a été profondément marquée et affectée par un agent extérieur, qui en a modifié en profondeur l'appareil photosynthétique. En effet, les chlorophylles, ainsi que certains acides aminés des plantes, présentaient des variations importantes de concentration, variations décroissant avec l'éloignement du centre de la trace mécanique. Deux années après, ces mêmes effets disparurent complètement, révélant ainsi un type spécifique et particulier de traumatisme. Selon le professeur Michel Bounias, du laboratoire d'écologie et de toxicologie végétale de l'INRA, qui effectua les analyses, la cause des profondes perturbations enregistrées sur la végétation présente dans cet écosystème, pourrait être vraisemblablement un puissant champ électromagnétique pulsé dans la gamme des hautes fréquences (micro-ondes). Les études et les recherches se poursuivent toujours sur cette affaire où de nombreuses pistes ont été explorées. Aucune d'entre elles n'a pu satisfaire l'ensemble des conditions permettant d'identifier avec certitude l'objet qui s'est posé à Trans-en-Provence le 8 janvier 1981 et encore moins d'en déterminer l'origine.

21 octobre 1982 : Nancy, Meurthe-et-Moselle, affaire dite de "l'Amarante"

Enquête du GEPAN/SEPRA.

Le cas de "l'Amarante" concerne l'observation, de jour, par un témoin, chercheur en biologie cellulaire, d'un objet qui, durant 20 minutes, est resté en vol stationnaire au-dessus de son jardin. Le témoignage enregistré par la gendarmerie, moins de cinq heures après l'observation, se résume comme suit :

- Le 21 octobre 1982, après son travail, le témoin se trouvait vers 12h 35, dans son jardin, devant sa maison ; il vit venir du sud-est un engin volant qu'il prit tout d'abord pour un avion. Il vit un engin brillant. Il précisa qu'il n'y avait pas de nuages, qu'il n'avait pas le soleil dans les yeux et que la visibilité était excellente. La vitesse de descente de l'engin n'était pas très grande et il pensa que celui-ci allait passer au-dessus de sa maison. À un moment donné, il se rendit compte que la trajectoire de l'engin le conduisait vers lui, aussi recula-t-il de 3 à 4 m. Cet engin, de forme ovale, s'arrêta à un mètre du sol environ et resta en vol stationnaire à cette hauteur pendant 20 minutes environ.

- Le témoin précisa qu'ayant regardé sa montre, il était absolument certain de la durée du vol stationnaire de l'engin, qu'il décrivit comme suit : forme ovoïde, diamètre d'environ 1 m, épaisseur 80 cm, moitié inférieure d'aspect métallisé, genre béryllium poli, moitié supérieure de couleur bleu-vert lagon dans son remplissage interne. L'engin n'émettait aucun son, ne dégageait ni chaleur, ni froid, ni rayonnement, ni magnétisme, ni électromagnétisme, semble-t-il. Au bout de 20 minutes, l'engin s'éleva brusquement à la verticale constante, trajectoire qu'il maintint jusqu'à perte de vue. Le départ de l'engin fut très rapide, comme sous l'effet d'une forte aspiration. Le témoin précisa, enfin, qu'il n'y avait aucune trace ou marque au sol, l'herbe n'était ni calcinée ni écrasée, mais il remarqua qu'au moment du départ l'herbe s'était dressée droite pour reprendre ensuite sa position normale.

L'intérêt de cette observation, outre son étrangeté, réside dans les traces visibles laissées sur la végétation et notamment sur un arbuste d'amarante dont les extrémités des feuilles, devenues complètement déshydratées, donnent à penser qu'elles ont été soumises à des champs électriques intenses. Cependant, malgré des délais d'intervention courts, les conditions de prélèvement, puis de conservation des échantillons, n'ont pas permis de vérifier définitivement cette hypothèse. D'une étude préalable sur le comportement des végétaux soumis à des champs électriques il ressort que :

- le champ électrique, vraisemblablement à l'origine du soulèvement des brins d'herbe, a dû dépasser 30 kV/m,

- les effets observés sur l'amarante sont probablement le fait d'un champ électrique qui, au niveau de la plante, a dû largement dépasser les 200 kV/m.

Contre-exemples de phénomènes élucidés

29 septembre 1988 : Un objet étrange traverse une route

Enquête du GEPAN/SEPRA.

Un garagiste circulant sur l'autoroute Paris-Lille voit une énorme boule rouge traverser la chaussée à quelques dizaines de mètres de lui et rouler en contrebas. Lançant des reflets lumineux et enveloppée d'une fumée dense, elle finit par s'arrêter dans un champ. Troublé par cette observation inquiétante, le garagiste va en rendre compte aux gendarmes de l'autoroute. La gendarmerie, sur ordre du préfet, neutralise alors l'autoroute et une zone de plusieurs kilomètres autour de l'objet. Le témoin principal et sa famille sont conduits à l'hôpital, où ils subissent une série d'examens. Des agents de la Sécurité civile et de la Sécurité militaire se rendent sur le lieu de l'incident, munis notamment de compteurs Geiger. On attendait en effet, à cette période, la chute du satellite soviétique Cosmos 1900, équipé d'un générateur électronucléaire, et des consignes précises avaient été données. Consulté, le CNES précise assez rapidement qu'à la même heure Cosmos 1900 survole l'océan Indien. La boule rouge vient-elle de l'espace ? Avançant avec précaution, en surveillant leurs détecteurs de rayonnement nucléaire, les spécialistes de la sécurité s'approchent d'une sphère de 1,50 m de diamètre environ. Sous le puissant éclairage des projecteurs, ils voient qu'elle ne porte aucune trace des échauffements et des effets mécaniques considérables que produit une rentrée atmosphérique. Elle paraît intacte, et de petits miroirs recouvrent sa surface. On ne décèle près d'elle ni fumée ni radioactivité.

On apprendra plus tard que cette sphère, destinée à servir d'accessoire à un concert de Jean-Michel Jarre, est tombée du camion qui l'emportait à Londres. Les petits miroirs collés sur son enveloppe en polystyrène étaient destinés à réfléchir les effets lumineux du spectacle...

10 mars 1979 : Une intense lueur dans un village des Dombes

Enquête du GEPAN/SEPRA.

Le 13 mars 1979, la brigade locale d'une petite localité des Dombes est alertée par un habitant qui déclare avoir observé dans la nuit du 10 au 11 mars un objet volant non identifié au-dessus de l'agglomération. Au cours de son enquête, la brigade recueille au total quatre témoignages, dont trois sont totalement indépendants les uns des autres. Le premier témoin, restaurateur dans le village, décrit le phénomène comme une masse lumineuse, de couleur bleutée et violacée, de forme légèrement ovale et à peu près d'une quinzaine de mètres de longueur. Son intensité lumineuse est telle que la place du village est éclairée comme en plein jour, à tel point que l'éclairage public, dont l'allumage est automatique, s'éteint. Deux autres témoins, qui se trouvent en voiture à proximité du village, rapportent que cette masse lumineuse précédait leur véhicule sur la route à 2 m de distance environ. Ils précisent aux gendarmes que cette lumière s'est brutalement éteinte après qu'un feu de couleur orange se fut déclaré de chaque côté de la lueur. Enfin un quatrième témoin, pisciculteur, dit avoir, cette nuit-là, été réveillé par un bruit sourd et observé une intense lueur bleutée. Le lendemain, tous les poissons d'un des bassins de son exploitation, des silures, sont retrouvés morts. La présence d'une ligne électrique surplombant le bassin permet aux gendarmes d'orienter leur enquête vers les phénomènes d'origine électrique.

Le GEPAN/SEPRA fait de même lors de l'enquête qu'il mène sur place quelques jours après.

Il est très vite constaté que la ligne électrique de 10 kV surplombant le bassin a fondu. Les renseignements fournis par EDF permettent de démontrer que, cette ligne datant d'une trentaine d'années, il est vraisemblable que la corrosion et l'oxydation des fils, en aluminium, ont provoqué un effet d'arc de puissance de la ligne, probablement conjugué à celui d'un effet couronne. Cela explique d'une part la lueur bleutée et le bruit entendu par le témoin et d'autre part l'extinction de l'éclairage public. La lueur fut en effet suffisamment intense pour déclencher la cellule photoélectrique de commande, qui se trouve placée à proximité de la ligne en fusion.

Enfin les poissons sont morts empoisonnés par les gouttes d'aluminium, qui tombèrent dans le bassin durant plusieurs minutes.

 

CAS CÉLÈBRES DE CRASHS RÉELS OU SUPPOSÉS

 

Mystification à Aurora ?

Un des cas les plus étranges concernant des crashs supposés d'ovnis se passa il y a plus de 100 ans dans la ville d'Aurora, au Texas. Beaucoup de gens croient que c'est l'une des nombreuses mystifications débutées à cette époque. C'était en 1897, année pendant laquelle les États-Unis furent assiégés par des centaines de visions d'étranges aéronefs.

L'histoire est apparue le 19 avril 1897, et prétendait qu'un étrange aéronef était apparu au-dessus de la ville d'Aurora. L'appareil s'est ensuite apparemment écrasé contre une tour de moulin à vent et a explosé. Une partie du matériel récupéré avait d'étranges symboles hiéroglyphiques sur lui.

Parmi les débris se trouvait aussi une forme de vie "alien" que les résidents enterrèrent dans le cimetière local.

Plusieurs ufologues essayèrent de découvrir de la documentation le corroborant avec divers succès. Quelques témoins étaient toujours là quand l'incident fut examiné vers 1966-77 et certains d'entre eux témoignèrent que l'histoire était essentiellement vraie.

Cependant, la majorité des preuves découvertes par les chercheurs indique que l'histoire n'est rien de plus qu'une mystification élaborée utilisée pour élever l'intérêt de la ville. En fait, les chercheurs découvrirent qu'aucun moulin à vent n'avait été sur le site en question et que ce dernier appartenait au maire local.

Bien que la plupart des chercheurs voient cela comme une mystification, il y en a encore qui poursuivent l'affaire. En fait, il y a plusieurs années, ils essayèrent de faire exhumer la tombe où l'extra-terrestre est soi-disant enterré. La requête fut refusée par le conseil local.

Mystification à Maury Island

C'est probablement le seul cas enregistré d'une mystification menant indirectement à la mort d'ufologues.

L'histoire vint de Ray Palmer, éditeur de "Amazing Stories", concernant un homme appelé Fred Crisman qui prétendait avoir de réelles preuves physiques d'une soucoupe volante.

Palmer passa l'histoire à Kenneth Arnold, qui examinait des rapports d'ovnis dans le nord-ouest. Arnold interviewa Crisman et son associé Harold Dahl qui prétendaient être des patrouilleurs portuaires (leur premier mensonge). Crisman rapporta qu'ils avaient vu un tas de matériaux crasseux en forme de beignet sur la plage de Maury Island à Pugent Sound. Le matin suivant, un mystérieux homme en noir avait menacé Dahl, qui prétendit que l'homme dit "J'en sais beaucoup plus sur votre expérience que vous ne voudrez bien le croire."

Les 2 hommes montrèrent les matériaux à Arnold qui à son tour contacta un officier des renseignements de l'Air Force, Lieutenant Frank Brown, qui s'envola de Hamiltion Field en Californie en compagnie d'un autre officier de l'Air Force.

Les 2 officiers de l'Air Force reconnurent immédiatement les matériaux comme de l'aluminium ordinaire mais ne l'ont pas dit devant Arnold parce qu'il se serait senti embarrassé. Tandis qu'ils revenaient à Hamiltion, leur B-25 prit feu et s'écrasa, tuant les deux officiers.

Crisman et Dahl confessèrent plus tard aux investigateurs qu'ils avaient inventé l'histoire. Avant sa mort, Crisman changea l'histoire de l'incident de Maury en celle d'un avion américain larguant des déchets radioactifs plutôt qu'un ovni larguant des substances inconnues.

Roswell et les plaines de San Agustin

Ce cas a probablement eu plus d'attention que tout autre cas dans l'histoire de l'ufologie. Cependant, le cas resta enterré pendant presque 30 ans, avant que lentement le code du silence ne soit brisé ce qui permit aux chercheurs de commencer à découvrir la vérité.

Voici ci-dessous une présentation chronologique des événements.

* Mardi 1er juillet 1947 : Un objet étrange est détecté sur les radars à Roswell, White Sands et Alamogordo. Sa vitesse fantastique et son mouvement erratique indiquaient que ce n'était ni un avion ni une météorite.

* Mercredi 2 juillet 1947 : Un objet ovale est aperçu par M. et Mme Dan Wilmot alors qu'il passe au-dessus de leur maison à Roswell.

* Jeudi 3 juillet 1947 : L'opérateur radar Steve MacKenzie est envoyé à White Sands pour suivre l'objet 24 heures par jour.

* Vendredi 4 juillet 1947 : L'adjudant Robert Thomas et une équipe d'hommes arrivent de Washington pour coordonner l'opération de poursuite et de récupération possible.

Mac Brazel comme d'autres dit entendre une explosion fantastique.

William Woody et son père observent la chute vers la terre d'un objet en flammes au nord de Roswell.

L'appareil descend dans une région à l'ouest de Socorro, Nouveau-Mexique, connue comme les plaines de San Agustin, où des témoins découvrent le lendemain un étrange objet métallique mais aussi des corps morts.

Jim Ragsdale et Trudy Truelove observent la lumière brillante d'un crash près de leur campement.

L'objet qui avait été suivi au radar pendant 3 jours disparaît soudainement. L'équipe de récupération s'assemble et commence à se diriger vers le site calculé du crash.

* Samedi 5 juillet 1947 : Le premier témoin sur la scène est Grady "Barney" Barnett, un berger, qui trouve les restes d'une soucoupe écrasée mais qui n'en parle pas jusqu'à beaucoup d'années plus tard. Il a dit à des amis qu'au début de juillet 1947, il avait trouvé un aéronef métallique, en forme de disque, d'à peu près 25-30 pieds de diamètre (7 m et demi à 9 m).

Tandis qu'il l'examinait, un petit groupe de gens arrive, disant qu'ils sont d'une équipe de recherche archéologique de l'université de Pennsylvanie. Ces derniers appellent le shérif George Wilcox en pensant que c'est une sorte d'avion écrasé. Wilcox informe alors la caserne locale de pompiers qui arrive sur la scène peu de temps après cela.

Barnett a apparemment dit la chose suivante à ses amis :

"J'ai remarqué qu'ils se tenaient là à regarder quelques corps morts qui étaient tombés au sol. Je pense qu'il y en avait d'autres dans la machine, qui était comme... un disque métallique. Ce n'était pas si gros que ça. Ça semblait être fait d'un métal qui ressemblait à de l'acier inoxydable sale. La machine avait été éventrée par l'explosion ou l'impact.

J'essayais de m'approcher pour voir à quoi ressemblaient les corps. Ils étaient tous morts à ce que je pouvais voir et il y avait des corps à l'intérieur et à l'extérieur du véhicule. Ceux de l'extérieur avaient été expulsés par l'impact. Ils étaient comme des humains mais ils n'étaient pas humains. Les têtes étaient rondes, les yeux petits, et ils n'avaient pas de cheveux. Les yeux étaient singulièrement espacés. Ils étaient assez petits selon nos standards et leur tête était plus large par rapport à leur corps en proportion aux nôtres. Leur tenue semblait être d'une pièce et de couleur grise. Vous ne pouviez voir ni fermeture éclair, ni ceinture, ni boutons. Ils semblaient être des mâles et il y en avait un certain nombre. J'étais assez près pour les toucher mais je ne l'ai pas fait, je fus éloigné avant de le pouvoir.

Alors que nous les regardions, un officier militaire arriva en camion avec un conducteur et prit le contrôle. Il a dit à tout le monde que l'armée prenait la suite et de s'en aller d'ici. D'autres personnels militaires arrivèrent et ceinturèrent la zone. On nous dit de quitter la zone et de ne parler à personne de quoi que ce soit que nous ayons vu... que c'était notre devoir patriotique de rester silencieux." Malheureusement, Barnett mourut avant qu'un ufologue puisse l'interviewer. Il était décrit par sa famille et ses amis comme un citoyen très respectable et honnête.

L'équipe spéciale de récupération localise donc l'engin écrasé, prend les noms de tous les civils sur le site et les escorte pour les éloigner. Le site est nettoyé et sécurisé en 6 heures et 5 corps sont retirés.

Mac Brazel trouve des débris étranges dans son champ. Les débris consistent en une substance étrange comme de l'alu, des poutres comme en balsa et une sorte étrange de "ficelle". Aucun des moutons de Brazel ne s'approchera des débris.

Lydia Sleppy, une reporter pour KSWS, essaie d'envoyer les premiers rapports "non confirmés" du crash sur le téléscripteur. Le message est intercepté par le FBI qui lui ordonne de cesser la transmission.

Melvin Brown qui était l'un des gardes dans le camion transportant les corps prétend qu'ils étaient petits avec de larges têtes et que leur peau était de couleur jaune/orange.

Glenn Dennis est appelé par l'officier de la morgue de Roswell qui lui pose plusieurs questions concernant la préservation des corps, la réalisation de petits cercueils, et comment traiter des corps qui avaient été exposés au soleil.

Dennis est plus tard requis à la base pour traiter un pilote blessé. Alors qu'il est là-bas, il voit plusieurs ambulances et quelques débris. Dennis est alors menacé par deux officiers qui le préviennent de ne rien rapporter de ce dont il a été témoin.

Mac Brazel retourne au site des débris et ramasse quelques morceaux et les amène à ses voisins, Floyd et Loretta Proctor. Ils suggèrent qu'il informe le shérif.

* Dimanche 6 juillet 1947 : Brazel conduit 120 kilomètres vers Roswell et montre quelques-uns des débris au shérif Wilcox qui à son tour informe les militaires. Puis Wilcox envoie aussi deux de ses adjoints au ranch.

William Woody et son père essaient de s'approcher du site où ils virent l'étrange objet s'écraser. Cependant, ils sont arrêtés par une forte présence militaire qui leur refuse l'entrée.

Le colonel William Blanchard officier commandant du 509ème "Bomb Group" envoie Jesse A. Marcel au bureau du shérif pour enquêter sur les débris supposés. Marcel rencontre Brazel et après avoir vu les débris décide d'aller au champ de débris. Il est accompagné du capitaine Sheridan Cavitt et de Mac Brazel. Blanchard ordonne alors que tous les débris au bureau du shérif soient mis sous scellé et envoyés à la base aérienne de Fort Worth où ils sont donnés au colonel Thomas DuBose.

Marcel et Cavitt arrivent trop tard la nuit pour voir le champ de débris alors ils passent la nuit avec Brazel et sa famille. Ils ont aussi la possibilité d'observer quelques-uns des débris que Brazel avait ramené avec eux. Aucun d'eux n'avait vu quoi que ce soit de tel. Cela ne brûlait pas ni ne se rayait, et quand cela était dans la main, ça semblait sans poids. Plusieurs pièces de la substance semblable à de l'alu quand elles étaient froissées en boule reprenaient leur forme originelle quand elles étaient relâchées.

* Lundi 7 juillet 1947 : Quelques-uns des débris et des corps du site du crash principal sont envoyés à la base aérienne d'Andrews.

Brazel, Marcel et Cavitt arrivent au champ de débris. Cela fait 1,2 km de long sur 100 m de large. Ils passent la journée à charger autant de débris que possible dans la voiture de Marcel puis retournent à Roswell.

Le général Nathan Twining, commandant de l'Air Material Command change soudainement ses engagements en cours et vole vers Alamogordo.

Des rumeurs commencent à circuler autour de la base de Roswell qu'une soucoupe volante a été récupérée.

* Mardi 8 juillet 1947 : Marcel décide de montrer à sa famille quelques-uns des débris qu'il a récupéré avant que les débris ne deviennent classifiés. Il dit à son fils que ce sont des parties d'une soucoupe volante.

Marcel et Cavitt rencontrent le colonel Blanchard pour rapporter ce qu'ils ont vu. En conséquence, Blanchard ordonne que des gardes soient placés autour du champ de débris et qu'ils arrêtent quiconque tentant d'en obtenir l'accès.

Brazel a passé la nuit précédente chez Walt Whitmore (radio KGFL), qui l'interviewe et l'enregistre. Whitmore est alors informé par Washington de ne pas diffuser l'interview avec Brazel.

Le brigadier général Roger Ramey ordonne à Blanchard d'envoyer Marcel à Fort Worth.

Mac Brazel est interviewé par le personnel militaire. Cette interview dure plusieurs jours.

Le lieutenant Walter Haut finit le communiqué de presse que le colonel Blanchard avait autorisé. Il en donne des copies à la radio et aux journaux. L'histoire est publiée, et prétend que "Les forces de l'armée de l'air ont annoncé aujourd'hui qu'un disque volant avait été trouvé". En deux heures, la base est submergée d'appels du monde entier.

Marcel arrive à Fort Worth et rencontre le général Ramey. Marcel montre à Ramey les débris, puis Ramey emmène Marcel dans la salle des cartes pour qu'il puisse lui montrer le lieu du site de débris. Quand Marcel revient, les débris qu'il avait apporté étaient partis, ils avaient été remplacés par des morceaux d'un vieux ballon météo.

Ramey ordonne alors que la vraie épave soit envoyée à Wright Field, Dayton.

Les militaires nettoient le site de débris au ranch de Brazel et transportent tous les débris à Wright Field.

Une conférence de presse est tenue dans laquelle l'adjudant Irving Newton identifie les débris comme celui d'un ballon. Marcel a l'ordre de ne rien dire et Ramey confirme que les hommes à Roswell avaient simplement fait une erreur. Marcel a alors l'ordre d'être photographié avec les débris du ballon.

L'intérêt dans l'histoire s'amenuise par le fait que les débris ont été identifiés comme ceux d'un ballon météo.

* Mercredi 9 juillet 1947 : Le champ de Brazel est complètement nettoyé des débris. Les débris restants sont envoyés à Los Alamos via la base aérienne de Kirtland.

Brazel est vu par des amis alors qu'il est escorté depuis la base de l'Air Force jusqu'à la ville. Ils rapportent qu'il paraissait très choqué et stressé. Brazel remarque à un ami, Frank Joyce, qu'il a du changer son histoire pour protéger sa famille.

Le communiqué de presse de Haut est confisqué par le personnel militaire.

Beaucoup de personnel au sol à Wright Field prétend avoir vu d'étranges débris déchargés d'avions sans marque. D'autres rapportent avoir vu des corps à la base aérienne d'Andrews.

Marcel rencontre Sheridan Cavitt, qui prétend maintenant qu'il n'a jamais été avec Marcel au champ de débris sur le ranch de Brazel.

* Jeudi 10 juillet 1947 : Le shérif Wilcox appelle le père de Glenn Dennis et l'informe que son fils a des ennuis avec les militaires et lui conseille de parler à Glenn pour s'assurer qu'il reste silencieux.

D'autres explications de ballon sont rapportées dans les journaux locaux.

* Vendredi 11 juillet 1947 : Glenn Dennis essaie de contacter une infirmière qui lui avait dit qu'elle avait aidé dans l'une des autopsies des corps. Cependant, quand il téléphone à la base, il est informé que personne ne sait où elle est.

Tout le personnel militaire impliqué dans l'opération de récupération et de nettoyage est débriefé et il leur est dit d'oublier que cela a eu lieu.

La police militaire commence à visiter les civils qui étaient sur le site du crash principal. Ils sont prévenus de ne rien dire ou eux et leurs familles seraient portés disparus.

* Samedi 12 juillet 1947 : Bill, le fils de Mac Brazel, se trouve au ranch pour aider alors que Mac Brazel est toujours retenu sous garde militaire.

* Mardi 15 juillet 1947 : Mac Brazel est finalement relâché. Tout ce qu'il dit est que les militaires ne faisaient que poser les mêmes questions encore et encore. Brazel révéla qu'il dut prêter serment qu'il ne vit jamais ce qu'il vit.

* Novembre 1947 : Arthur Exon, un pilote stationné à Wright Field, prétend qu'il a volé au-dessus du site du crash et qu'il pouvait encore reconnaître le site d'impact.

* Décembre 1947 : Le docteur W. Curry Holden et le docteur C. Bertrand Schultz participent à une réunion à Albuquerque. Ils discutent des événements à Roswell et Holden dit à Schultz qu'il avait vu un engin "en forme de talon" et les corps de l'équipe de vol alien.

 

L'incident de Roswell reste enterré pendant 30 ans jusqu'à ce que Jesse Marcel permet qu'il soit interviewé par plusieurs chercheurs dont Léonard Stringfield et Stanton Friedman.

Charles Berlitz et William L. Moore publient le livre "L'Incident de Roswell" en 1980 après avoir interviewé plus de 70 témoins. Depuis la publication de ce livre, beaucoup d'autres chercheurs ont enquêté sur le cas et beaucoup d'autres livres ont été écrits.

En 1990, un nouvel informateur nommé Gerald Anderson apparait qui soutient l'histoire de Barnett. Cependant, des recherches faites par Kevin Randle et d'autres auraient montré que l'histoire d'Anderson était une mystification.

Il y a eu beaucoup de pièces discutables (canulars ou pas) associées à ce cas comme les documents du Majestic-12 où la célèbre "vidéo de l'autopsie alien". Ces pièces n'aident pas à une étude sérieuse du cas Roswell.

Le gouvernement américain après plus de 40 ans admet que l'histoire du "ballon météo" avait vraiment été une couverture. Cependant, ce n'aurait pas été une couverture pour un vaisseau spatial alien écrasé mais pour le Projet Mogul, un projet secret que l'Air Force aurait entrepris et que les corps seraient ceux de singes rhésus. Cette théorie aussi se prouva être fausse et pour une explication complète de ceci et d'autres causes possibles, je recommande fortement le livre "The Truth about the UFO Crash at Roswell" (La vérité sur le crash ovni à Roswell) de Kevin Randle et Donald Schmitt.

Tunguska

À 7 heures du matin le 30 juin 1908 près de la Tunguska, fleuve de Sibérie, une grande explosion eut lieu. L'explosion fut si massive qu'elle causa des dégâts à 640 km de là, et fut entendue encore plus loin. Même la chaleur qui résulta de l'explosion fut ressentie à des centaines de kilomètres.

Pendant plusieurs nuits sur toute l'Europe du nord, le ciel rayonnait suffisamment pour éclairer les rues de Londres. Tout d'abord, on pensa qu'une immense météorite était entrée en collision avec la Terre.

Étant donné l'éloignement de la région, ce ne fut pas avant 1927 qu'une expédition fut montée pour examiner l'aire du crash. L'expédition ne put localiser aucun morceau de météorite, ce qui les intrigua vu la taille qu'elle avait du avoir pour créer une explosion si importante.

Une autre énigme pour l'expédition était la manière dont les arbres étaient tombés dans un mouvement vers l'extérieur et qu'au centre, se trouvait une superficie d'arbres toujours debout, bien que toutes leurs écorces et leurs branches aient été détruites.

Après la seconde guerre mondiale et le bombardement de Hiroshima et Nagasaki, les photos des villes furent comparées avec des photos aériennes du souffle de Tunguska, et elles étaient étourdissantes de similarité.

Il en résulta que plusieurs scientifiques spéculèrent qu'une explosion nucléaire avait eu lieu dans la région, d'où la formation des arbres, et comme aucune nation ne possédait le dispositif nucléaire, la conclusion logique fut qu'elle venait de l'explosion d'un engin extra-terrestre à propulsion nucléaire.

D'autres théories commencèrent à être diffusées, allant des trous noirs minuscules aux particules d'antimatière.

Beaucoup des témoins du crash originel dirent avoir vu une masse de forme ovale traverser le ciel, et l'objet changer sa course, et cela à une très faible vitesse.

La plupart des gens aujourd'hui pensent que ce qui a frappé Tunguska était simplement une météorite, mais la théorie du vaisseau extra-terrestre a encore beaucoup de crédibilité. Comme avec la plupart de ces cas qui se sont déroulés il y a longtemps, nous n'en serons probablement jamais sûrs.

 

CAS CÉLÈBRES DE RENCONTRES EXTRA-TERRESTRES

Les deux histoires suivantes telles qu'elles apparaissent ci-dessous
sont extraites du livre "Dossiers secrets 2" de Pierre Bellemare et Jacques Antoine
paru aux éditions "Le livre de poche" en 1984.

 

Un trou dans la nuit

Il est noir et elle est blanche. Le couple Betty et Barney Hill au demeurant s'entend fort bien. Lui est employé au service civil de la poste à Boston, elle, à la sécurité sociale du New Hampshire. Ils n'ont aucune instruction technique ou scientifique. Revenant par la route d'un bref séjour au Canada, ils parcourent, en direction du sud, la route numéro 3. En traversant les White Mountains en direction de Portsmouth vers onze heures du soir le 19 septembre 1961, après Lancaster et à proximité de Groftton, leur aventure commence. Bientôt elle fera le tour du monde.

Donc Betty et Barney Hill roulent vers onze heures du soir dans leur conduite intérieure à deux portes en compagnie de leur petite chienne, lorsque Betty montre du doigt à travers le pare-brise une lumière dans le ciel, et demande à son compagnon :
           - Qu'est-ce que c'est, mon chou ?

Barney observe cet objet brillamment illuminé, en avant de la voiture, faisant avec le sol un angle approximativement de quarante-cinq degrés.

- Sais pas, on dirait que ça se déplace, donc ce n'est pas une étoile, un satellite peut-être.

Comme la lumière paraît de plus en plus vive, Barney, intrigué, arrête la voiture sur le bas-côté, descend et va chercher une paire de jumelles dans la malle arrière. Betty, assise en travers sur la banquette, les jambes pendantes hors de la voiture, l'observe.

- Regarde, s'exclame Barney, il vient de partir sur la gauche... T'as vu ? Il a presque fait un angle droit, ça ne peut pas être un satellite, mais un gros avion n'aurait pas fait un virage pareil...
           - Alors un petit ?
           - Si c'est un petit, il est forcément tout près ; c'est drôle qu'on n'entende pas le moteur. Et puis regarde-moi cela !

En effet, l'avion paraît avoir un comportement curieux, il semble ralentir et planer.

- Un piper-club qui a perdu sa route, conclut Barney.

Là-dessus il remonte en voiture et repart.

Après avoir traversé Canon Mountain, la route se faufile à travers les gorges. Betty et Barney à tour de rôle passent la tête par la portière pour voir entre les trouées des arbres ou quand les montagnes ne les cachent pas à leur vue le petit avion qui semble suivre une route parallèle à la leur.

- Bizarre tout de même qu'on n'entende pas le moteur, murmure Barney.

Une nouvelle fois il s'arrête, le temps d'observer par la portière ouverte, avec ses jumelles :
           - Il me paraît décidément bien grand pour un petit avion.

Lorsqu'il démarre à nouveau, voilà que leur petite chienne pousse des gémissements.

La vallée s'étant élargie, l'avion semble se rapprocher et voler devant eux à trois cents mètres d'altitude seulement. Betty croit discerner une longue structure avec des lumières rouges de chaque côté. La petite chienne gémit de plus belle. Passé Indian Head, apparaît la surface grise et morne d'un lieu de pique-nique désert.

- Si tu t'arrêtais pour promener la chienne ? suggère Betty.

Sans un mot, Barney donne un petit coup de volant, et la voiture, dans un grincement de freins, s'arrête sur le parking. Le moteur tourne toujours et tandis que Barney sort, Betty observe à travers le pare-brise l'engin qui vient de ralentir devant eux et semble planer à nouveau. De chaque côté de l'appareil dont elle peut maintenant voir la forme très allongée, semblent sortir deux objets comme des ailes en V.

Betty et Barney Hill

Barney appelle la chienne pour la promener sur le parking mais l'animal refuse et se réfugie contre la portière opposée. Barney remarquant à son tour que l'avion s'est arrêté et qu'il paraît presque immobile dans le ciel, se penche dans la voiture pour saisir ses jumelles. Il aperçoit le visage effrayé de Betty qui murmure :
           - Reste là, ne t'éloigne pas, je crois qu'« ils » nous suivent.

Ressentant le besoin de pouvoir se défendre, Barney va chercher le cric dans la malle arrière.

L'engin, car il devient difficile de le confondre avec un avion, amorce mollement un virage comme s'il allait se poser dans un champ. Barney remarque qu'il ne s'agit pas d'un fuselage mais d'un disque d'une trentaine de mètres de diamètre, ceint de hublots assez vastes à travers lesquels se dessinent des silhouettes humaines en ombres chinoises.

- Reviens, lui crie sa femme, reviens !

Grâce à ses jumelles, l'engin s'étant immobilisé, Barney distingue clairement les silhouettes qui se pressent contre les hublots et l'observent : elles semblent plus curieuses qu'agressives.

- Allons-nous-en ! crie sa femme, allons-nous-en !

Mais bizarrement il continue d'avancer, comme attiré malgré lui. Bien que ces hommes n'émettent aucun son (d'ailleurs ils sont encore dans l'appareil) et qu'ils ne fassent aucun geste, Barney a l'impression qu'ils lui parlent : « N'ayez pas peur, venez, nous ne vous voulons aucun mal... » Pourtant il semble bien que l'un d'eux se déplace : Barney voit sa silhouette apparaître tour à tour derrière les hublots et finalement une porte s'ouvre.

À ce moment, Barney ressent un choc : ce n'est pas un homme ! Bien que Barney ne puisse distinguer de l'être en contre-jour, dans l'embrasure de la porte, qu'une forme sombre dont les traits restent invisibles, saisi d'effroi, il fait brutalement demi-tour et court vers la voiture. Au loin sa femme crie :
           - Vite, Barney ! Partons, vite !

Et lui pense : « Ce ne sont pas des hommes, ce ne sont pas des hommes... »

Bientôt leur voiture dévale la route sur laquelle personne n'est passé depuis que l'engin mystérieux les suit. La tête à la portière, Betty s'efforce d'observer le comportement de l'appareil qui vole au-dessus d'eux. On dirait une sorte d'énorme gâteau rond et blanc qui éclaire la route avec un très puissant projecteur.

Sur la banquette arrière, la chienne, terrorisée, gémit doucement et tremble de tous ses membres.

C'est alors que Betty et Barney entendent un bruit bizarre. Selon les nombreux auteurs qui rapportent leur aventure, surgissent quelques différences. Celles-ci s'expliquent sans doute par la difficulté de définir un son inconnu sur notre planète. Pour les uns c'est un bourdonnement haché, comme si de la grêle criblait la voiture, pour d'autres il s'agirait plutôt d'une série de sons harmonieux, comme si plusieurs diapasons vibraient autour d'eux.

C'est alors que le couple Hill va vivre le plus étrange moment de son existence terrestre.

Betty et Barney roulent assez lentement ; lui avachi à son volant, elle presque béate... Un panneau routier apparaît à travers le pare-brise ; il indique : Lincoln, dix-sept miles.

- Tiens, déjà ? grogne Barney.

Betty regarde sa montre et remarque :
           - Qu'est-ce qu'on a fait vite !

Puis tous les deux dressent l'oreille : une sorte de bourdonnement se fait entendre dans la voiture comme si, du ciel sur la carrosserie, tombaient des petits diapasons. L'homme et la femme se regardent puis instinctivement, l'un et l'autre se penchent à la portière : l'engin n'est plus là ou du moins n'est plus visible. Une demi-heure plus tard, Betty remarque :
           - Je voudrais bien prendre une douche, je me sens toute visqueuse.

Une demi-heure encore et Barney demande :
           - Ma montre s'est arrêtée, quelle heure as-tu ?

Betty consulte la sienne :
           - La mienne aussi.

Elle la secoue, tourne le remontoir et conclut :
           - Elle ne marche plus.

Quelques heures se sont encore écoulées, lorsqu'ils entrent dans Portsmouth et s'arrêtent finalement devant leur maison au moment où le ciel blanchit :
           - Tiens, déjà le jour, s'étonne Barney.

Avant d'aller se coucher, Barney, qui plusieurs fois dans la voiture a éprouvé le besoin de se frotter le bas-ventre, va examiner dans la glace de la salle de bain cette partie de son corps : elle ne présente rien d'anormal.

Soudain, Betty s'écrie :
           - Barney, tu as vu l'heure !

Son mari accourt, constate que la pendule familiale indique cinq heures du matin. Hébété, mort de fatigue, brisé d'émotion, le couple, tout en se couchant, fait un petit calcul : ils avaient prévu d'arriver vers trois heures, or il est cinq heures. En admettant qu'ils aient perdu un peu de temps avec cette étrange rencontre, il y a quand même un fameux trou dans leur nuit... Au moins une heure et demie.

Après un sommeil pesant, Betty et Barney Hill se réveillent vers trois heures de l'après-midi.

En voyant ses vêtements abandonnés sur un fauteuil, Betty est prise d'une insurmontable répulsion : elle les jette dans un placard et n'y touchera plus jamais.

Barney de son côté, avec surprise, considère ses chaussures : comment diable peut-il les avoir éraflées ainsi sur le dessus ?

Alors, Betty téléphone à sa sœur pour lui raconter leur histoire. D'abord incrédule, puis finalement impressionnée par l'insistance et l'émotion de la jeune femme, sa sœur lui donne un conseil :
           - Écoute, ma chérie, tu devrais faire un saut pour en parler à votre ami Jimmy.

Le dénommé Jimmy, physicien professionnel, chauve à trente ans et myope comme une taupe, abandonne sa tondeuse à gazon lorsque les Hill claquent leurs portières devant sa maison. Sans être convaincu mais pour avoir l'air de s'intéresser à leur histoire, il hoche la tête :
           - Et vous dites que vos montres se sont arrêtées ?
           - Oui, répond Barney, et elles ne marchent plus.
           - Curieux... peut-être un effet magnétique.

Il se rend à son bureau d'où il revient avec une petite boussole qui s'affole à l'approche de leur voiture. Le dénommé Jimmy remarque alors des petites taches rondes et blanches sur la malle arrière, comme si la poussière avait été enlevée au pochoir ; ce sont ces petites taches qui affolent la boussole.

- À votre place, je préviendrais la base de Pease, dit-il alors.

Pease est une base de l'US Air Force, dont dépend l'organisme chargé, à l'époque, d'étudier les incidents de ce genre. Lorsque Barney transmet par téléphone l'essentiel de leur aventure, il raconte surtout ce qui a trait à leur rencontre avec cet engin inconnu, n'insistant pas sur le flou qu'il a constaté dans les horaires. Aussi l'incident ne paraît pas très nouveau à son correspondant qui se contente de lui dire :
           - Bien, c'est noté, je ferai un rapport.

Barney ne peut s'empêcher de lui demander :
           - Qu'est-ce que vous en pensez, monsieur ? Vous croyez que c'est possible ? Ou bien que nous sommes fous ?
           - Possible, je n'en sais rien, mais fous sûrement pas, ou alors il y a beaucoup de fous, parce que des cas comme le vôtre, nous en connaissons des quantités.

Rassurés par ce propos, Betty et Barney Hill pensent que le mieux est d'oublier cette histoire, qu'elle soit vraie ou fruit d'une hallucination et décident de n'en parler à personne.

Durant des années, le rapport de l'US Air Force va s'empoussiérer dans les archives de l'administration, personne n'ayant remarqué (si même quelqu'un l'a lu) qu'il recèle un détail extrêmement troublant : un trou d'une heure et demie à deux heures dans la vie d'un couple.

Le 19 octobre 1961, Betty, qui a emprunté des livres traitant des OVNI, écrit à une organisation spécialisée qui lui envoie un enquêteur. Celui-ci, très impressionné par le sérieux des Hill, constate qu'ils ne semblent pas souffrir des déséquilibres psychologiques qu'entraînent parfois les mariages entre Blancs et Noirs, qu'aucun des deux époux ne recherche la publicité, que rien dans leur comportement ne permet de soupçonner une mystification : la seule chose qu'ils attendent de lui, c'est un conseil.

Mais pourquoi un conseil et quel conseil ? Parce que malgré son apparente santé morale, Barney doit suivre un traitement pour sa tension et des ulcères et qu'une ligne de verrues parfaitement circulaire s'est formée sur son bas-ventre. Betty de son côté, obsédée par leur aventure, est l'objet d'une dépression. Petit à petit, cette idée qu'il y a un trou d'une heure et demie dans leur vie, envahit chaque pensée. Que s'est-il passé pendant cette heure et demie ? Ils essaient de se souvenir sans y parvenir, mais avec l'impression de porter cette heure et demie comme un fardeau.

- Comme si nous avions été hypnotisés, explique Betty.
           - C'est ça, acquiesce Barney, comme si nous avions été hypnotisés.

Les souvenirs que l'hypnotisme a bloqués, l'hypnotisme pourrait peut-être les débloquer : l'enquêteur leur conseille alors de consulter le docteur Benjamin Simon de Boston, éminent praticien officiel et connu dans le monde entier pour ses travaux sur l'hypnose en psychothérapie.

Au long d'un grand nombre de séances, celui-ci, recourant à l'hypnose, va, paraît-il, obtenir "à l'arraché" leurs souvenirs oubliés. Même les incrédules ne peuvent rejeter totalement ces souvenirs, car un spécialiste de l'hypnose est parfaitement capable de dépister une supercherie. Les Hill lui ont donc fait un récit sincère, de bonne foi. Bien sûr les Hill peuvent avoir été l'objet d'une hallucination, encore que ce phénomène soit difficile à expliquer. Bien sûr, la bonne foi du docteur Simon peut être suspectée, mais cela est difficile à admettre. Toutefois, nous ne voulons affirmer en aucun cas que les faits doivent être considérés comme totalement authentiques. Nous les rapportons simplement parce qu'ils constituent l'un des cas les plus célèbres ayant fait couler le plus d'encre.

Voici, résumé, le récit de Barney, sous hypnose :
           - La première fois, lorsque je m'arrête sur le parking du pique-nique, je vois que la chose est dans le champ : un homme, un être là, devant ! Il me regarde ! Il y a derrière lui des êtres, dont un semble amical. Sa tête est ronde et large, ses yeux très obliques, pas comme chez les Asiatiques, non, plutôt comme chez les lapins, c'est-à-dire pouvant regarder sur le côté. Je ne sais plus où est Betty, je ne l'entends pas. Et cet être me dit quelque chose. Pourtant ses lèvres ne bougent pas. Il me dit : "N'ayez pas peur ! N'ayez pas peur !" À vrai dire, il ne me dit pas cela, je l'éprouve. "N'ayez pas peur, ne bougez pas." Ses yeux m'effraient. Ils sont dans mon cerveau. Et tous ces êtres-là, vêtus d'une tenue sombre. L'un d'entre eux semble être le chef. Alors je m'enfuis vers la voiture, retrouve Betty et démarre en trombe.

Puis il raconte comment après avoir entendu cet étrange bourdonnement dans la voiture, ils se trouvèrent sur une portion de route qu'ils ne reconnurent pas, arrêtés par un groupe de créatures.

- Ils viennent vers nous, raconte Barney. Par la portière, ils braquent un objet effilé qui ressemble à un long crayon. Ils me tirent de la voiture. Je me sens tout faible. Je n'ai pas peur. Tout cela est comme un rêve. Mes pieds traînent par terre. Maintenant, on m'a monté quelque part, mes pieds ne traînent plus par terre. Je ne veux pas ouvrir les yeux. Il me semble qu'on va m'opérer. Je n'ai pas peur. Je sens à peine ce qui m'arrive. Je repose sur quelque chose. Je pense que si je ne bouge pas, si je me laisse faire, on ne me fera pas mal. Personne ne me dit rien. Il me semble que quelqu'un pose une coupe froide sur mon bas-ventre.

De son côté, Betty raconte à quel point elle avait été effrayée lorsqu'ils se sont vus détournés de leur route, et quand, à bord de "l'appareil", elle avait été placée sur une "table d'opération" séparée de Barney.

- Je crie : "Laissez Barney avec moi !" Mais l'un d'eux m'explique qu'ils n'ont qu'un seul équipement, et doivent s'occuper de nous deux séparément. Ils remontent une manche de ma robe, regardent mon bras, frottent avec un appareil, une espèce de microscope. Ils grattent mon bras avec une sorte de coupe-papier, prélèvent une écaille de peau et la mettent dans une enveloppe en plastique ou quelque chose de ce genre. On me couche. On me regarde dans les yeux avec une lumière, et aussi dans la bouche, la gorge, les dents, les oreilles, la peau... ils m'ôtent une chaussure et regardent mon pied. L'un d'eux prend un trousseau de fines aiguilles toutes reliées à un fil, et me promène ces aiguilles sur le corps, le genou, la cheville, la jambe, le pied. Puis ils me mettent sur le ventre et continuent dans mon dos. On me retourne encore. L'un des hommes me plonge dans le nombril une longue aiguille d'environ douze centimètres : je crie de douleur, mais un assistant passe une main sur ma figure et la douleur disparaît aussitôt.

Maintenant Betty est libre, mais l'examen de Barney n'est pas terminé. Alors elle parle avec "celui qui semble être le chef" : elle veut emporter une preuve de la réalité de l'événement, par exemple un livre qu'elle aperçoit. "L'homme" lui répond qu'elle ne se souviendra de rien et qu'elle peut regarder ce livre, dont l'écriture incompréhensible semble verticale. Betty Hill demande ensuite d'où viennent les visiteurs. Le "chef" lui montre alors une carte murale mais, devant son ignorance en matière d'astronomie, il la fait disparaître en lui disant que, de toute façon, elle ne comprendrait rien à cette carte.

Pendant qu'elle discute avec le chef, un examinateur, ou "docteur", accourt, lui ouvre la bouche, tire sur ses dents et montre des signes d'étonnement parce que contrairement à celles de Barney qui porte un dentier, elles ne sont pas amovibles !

Betty déclare :
           - La plupart des hommes sont de ma taille... Je pense qu'ils peuvent avoir cinq ou six pieds quatre pouces [1,63 m à 1,93 m]. Leur poitrine est plus large que la nôtre ; leur nez beaucoup plus grand, plus long que la moyenne. Leur teint est gris, comme un mélange de peinture grise à base noire ; leurs lèvres sont d'une teinte bleu-gris. Les cheveux et les yeux très sombres, peut-être noirs... Dans un sens, on les prendrait pour des mongoliens. Leurs yeux bougent et ont des pupilles. Ils donnent l'impression de ressembler aux yeux des chats.

Barney, lui, les décrit ainsi :
           - Ces hommes ont de larges têtes avec un long crâne, mais cette largeur diminue en s'approchant du menton. Et les yeux qui tournent sur le côté donnent l'impression que leur champ de vision est latéralement plus étendu que le nôtre. Cela m'impressionne... La bouche ressemble à une ligne horizontale qui se termine de chaque côté par une petite ligne perpendiculaire. Cette ligne représente des lèvres sans le muscle qui est nôtre. Et la ligne se sépare légèrement quand ils émettent leur bourdonnement. Le grain de la peau est grisâtre, presque métallique. Le nez, c'est juste deux petits trous qui représentent les narines.

Malgré ces contradictions dans les deux descriptions, le récit sous hypnose de Betty et Barney Hill est étrangement semblable.

Alors, qu'il soit le constat d'une vérité ou le fruit de deux délires parallèles, il faut admettre qu'il ouvre des horizons : que ce soit sur les relations possibles avec des extra-terrestres, ou sur les insondables profondeurs de la psychologie humaine.

L'amour extra-terrestre

« Mon nom est Antonio Villas Boas. J'ai vingt-trois ans, je suis célibataire, en bonne santé, et je vis avec ma famille sur une ferme que nous possédons près de Sao Paulo, dans l'État de Minas Gerais, au Brésil.

J'ai deux frères et trois sœurs. Je dors dans la journée et la nuit, profitant de la fraîcheur, c'est moi qui travaille sur le tracteur, tout seul ou avec un de mes frères.

Depuis quelques semaines, je suis aussi un cours par correspondance. La nuit du 5 octobre 1957, après un dîner avec des amis, nous allons nous coucher avec mon frère Joao vers vingt-trois heures. Dans la chambre, je décide d'ouvrir les volets de la fenêtre. C'est alors que je vois juste au centre de la cour un reflet argenté et fluorescent plus brillant que le clair de lune, illuminant tout le sol alentour. Dans le ciel, il n'y a rien d'où pourrait provenir cette lumière. J'appelle mon frère et la lui montre : très incrédule, il dit qu'il vaut mieux se coucher. Je referme donc les volets ; mais, pour les ouvrir quelque temps plus tard. La lumière, toujours au même endroit, se met à avancer lentement vers ma fenêtre. Vite, je ferme les volets, si vite que cela éveille mon frère qui dormait déjà. Tous les deux, nous regardons la lumière pénétrer par les fentes des volets, puis continuer sur le toit et briller sur les tuiles. Enfin, elle s'éteint.

La nuit du 14 octobre, entre vingt et une heures trente et vingt-deux heures, je travaille sur le tracteur avec mon autre frère. Soudain, nous voyons une lumière si brillante qu'elle fait mal aux yeux, immobile à l'extrémité nord du champ, à une altitude d'environ cent mètres, de la taille d'une roue de charrette, couleur rouge illuminant une large portion du sol. Mon frère ne voulant pas aller voir ce que c'est, je m'avance seul. Quand j'arrive près de la chose, elle se déplace à une vitesse énorme, et je retourne près de mon frère. Fixe dans le lointain, de temps en temps la lumière projette dans toutes les directions des rayons semblables à ceux du soleil couchant. Puis elle s'évanouit comme si on l'avait éteinte.

Le jour suivant, alors que je labourais seul avec le tracteur au même endroit, à une heure du matin, je vois une étoile rouge dans le ciel. Elle se met à grandir rapidement, venant dans ma direction. Elle devient un objet en forme d'œuf, très lumineux, qui vole vers moi si vite qu'il est au-dessus du tracteur avant que j'aie le temps de réfléchir. Là, il s'immobilise et descend jusqu'à cinquante mètres au-dessus de ma tête, projetant sur moi un éclair rouge pâle si puissant que les phares allumés de mon tracteur sont complètement noyés.

Je suis terrifié : fuir avec mon tracteur ? Avec sa faible vitesse, mes chances seraient maigres. Sauter à terre et m'enfuir ? Mais la terre est molle, retournée par les socs. Tandis que je reste indécis, l'objet se remet à avancer, s'arrête dix ou quinze mètres devant le tracteur pour tomber vers le sol très lentement.

C'est une machine étrange, surmontée par de petites lumières pourpres, avec un énorme phare rouge. Elle ressemble à un grand œuf allongé avec trois éperons de métal devant. Je ne peux pas distinguer leur couleur car ils sont enveloppés d'une puissante phosphorescence rouge. Sur la partie supérieure, il y a quelque chose qui tournoie à grande vitesse et projette aussi une puissante lumière phosphorescente rouge. Au moment où la machine réduit sa vitesse pour atterrir, la lumière devient d'une couleur verdâtre correspondant à une diminution dans la vitesse de rotation de cette partie qui prend alors la forme d'une coupole aplatie.

Lorsque je vois trois supports de métal formant trépied émerger de dessous la machine, visiblement destinés à supporter le poids de l'engin quand il touchera le sol, je perds totalement le contrôle de moi-même. Je démarre le tracteur, je fais pivoter sur un côté pour fuir. Mais j'ai à peine franchi quelques mètres que le moteur s'arrête et, simultanément, les lumières du tracteur s'éteignent : pourtant, la clef de l'allumage est en place et les phares en position. J'essaie de redémarrer, mais le starter ne réagit pas. Alors j'ouvre la porte du tracteur et saute à terre pour me mettre à courir. Mais quelqu'un m'attrape par un bras. »

Antonio Villas Boas est nu devant le docteur Olavo Fontes, lui-même chauve comme un œuf, dans son cabinet de Rio de Janeiro et en présence de l'élégant journaliste Jao Martin ha O Cruseiros. Tout en écoutant avec stupeur le récit du paysan brésilien, le docteur note :
           « Le sujet est de sexe mâle, blanc, cheveux noirs lisses, yeux foncés, ne souffrant apparemment d'aucune maladie aiguë ou chronique. Biotype : asthénique à membres longs. Faciès : atypique. Est de taille moyenne (un mètre soixante-quatre en chaussures), maigre mais solide, avec une musculature bien développée, bien nourri, ne présente aucun signe de déficience vitaminique. Pas de difformité physique ou d'anomalie dans le développement physique. Pilosité d'apparence normale et de distribution normale pour son sexe. Muqueuses conjonctives légèrement décolorées. Dents en bon état de conservation. Ganglions superficiels impalpables. »

Pendant ce temps, Antonio Villas Boas poursuit son récit :
           « L'être qui venait de m'attraper par le bras m'arrivait à l'épaule. Il était vêtu d'une sorte de combinaison collante. Je pivotai brusquement et lui donnait une bonne poussée qui le déséquilibra au point de tomber sur le dos à deux mètres. »

Antonio Villas Boas, toujours en s'agitant sur le siège nickelé face au docteur et au journaliste, mime la scène : comment il s'est débattu, comment quatre nouvelles créatures, un peu plus grandes que la première, ont surgi, l'immobilisant solidement, l'entraînant de force vers l'extraordinaire machine. Il raconte aussi que, s'étant mis à crier très fort, ses paroles semblaient éveiller la surprise de ses assaillants. Sans le relâcher, ceux-ci considéraient attentivement son visage.

Avec minutie et un grand luxe de détails techniques parfaitement crédibles, il décrit l'escalier pliant grâce auquel il fut hissé dans l'astronef par une porte ouverte à l'arrière.

Il se trouvait alors dans une petite pièce carrée dont les murs scintillaient sous les reflets de la lumière fluorescente qui tombait du plafond de métal.

Antonio Villas Boas ferme les yeux pour mieux décrire chaque détail de la pièce, notamment les meubles étranges, et pour se souvenir de son étonnement lorsque la porte, une fois refermée, il devint impossible de discerner sa place : elle semblait être devenue la paroi elle-même. Pourtant, l'éclairage était si soutenu qu'il se serait cru en plein jour et aurait du discerner la moindre fente.

À ce moment, le docteur l'interrompt :
           « Pouvez-vous attendre un petit moment ? Le temps de vous rhabiller ; j'ai quelque chose à dire à Jao Martin. »

Le journaliste et le docteur passent tous deux dans une pièce voisine où ce dernier demande à voix basse :
           « - Vous êtes sûr que ce type n'a fait aucunes études ?
           - J'en suis absolument certain. Il suit des cours par correspondance depuis quelques semaines, c'est tout.
           - C'est étonnant. Vous avez remarqué l'aisance de son récit ? L'élégance de son langage, parfois ? En tout cas sa précision ?
           - En effet, ce n'est pas le moins surprenant dans cette affaire. Pourtant, lorsque j'ai connu son histoire, avant de l'inviter à Rio, j'ai fait procéder à une enquête. C'est bien un calboclo comme les autres, moitié portugais moitié amérindien. Vous pouvez constater vous-même qu'il n'a pas le type urbain et raffiné. Ses vêtements comme ses manières sont bien ceux d'un paysan de l'arrière-pays. »

Décontenancé, le docteur secoue la tête :
           « - Je ne sais vraiment que penser. Comment un homme aussi simple peut-il inventer une histoire pareille avec une telle minutie ? Une telle logique dans le détail et l'enchaînement des faits ?
           - Ce n'est rien, docteur, qu'est-ce que vous direz lorsque vous aurez entendu la suite ! »

Le paysan brésilien aux lèvres épaisses, mal à l'aise dans le pantalon de toile claire et la chemisette étriquée qu'il a revêtus pour faire le long voyage jusqu'à Rio, a repris son récit :
           « - Après avoir attendu quelques minutes, explique-t-il, je fus transporté dans une seconde pièce, y restai debout les bras maintenus par les créatures qui m'observaient et conversaient à mon sujet.
           - Vous dites qu'ils conversaient ! Mais en quelle langue ? demande le journaliste.
           - « Conversaient », c'est une manière de parler, car ce que j'entendais n'avait aucune ressemblance avec la parole humaine et ressemblait plutôt aux sons que produit un chien. Ressemblance très légère, mais la seule qui rappelle des sons totalement différents de tout ce que j'avais entendu jusque-là. C'étaient des aboiements et des jappements très lents, ni très clairs ni très rauques, certains plus longs, d'autres plus courts, parfois contenant à la fois plusieurs sons différents et par moments se terminant sur un trémolo. De simples sons, des cris d'animaux, et rien n'était discernable au point d'en tirer le son d'une syllabe ou d'un mot. C'est pourquoi je ne peux expliquer comment ces gens-là pouvaient se comprendre et j'en frémis encore. Je ne peux pas les reproduire, messieurs... Ma voix n'est tout simplement pas faite pour cela. »

Profitant de la pause qu'Antonio marque dans son récit, à son tour le docteur demande :
           « - Ces créatures, vous pourriez nous les décrire ?
           - Bien sûr... Tous étaient vêtus de combinaisons très ajustées, faites d'un tissu épais mais doux, de couleur grise, avec des bandes noires ici et là. Cet habit montait jusqu'au cou pour rejoindre une sorte de casque fait d'un matériau de la même couleur, qui semblait plus raide et renforcé par des bandes de métal mince. Ces casques ne laissaient de visibles que les yeux par deux hublots ronds semblables aux lentilles employées pour les lunettes. Derrière ces hublots, ces yeux qui me considéraient semblaient nettement plus petits que les nôtres. Mais je pense qu'il s'agissait d'un effet produit par les hublots. Tous avaient des yeux de couleur claire, qui me parurent bleus, mais je ne pourrais le garantir. Au-dessus des yeux, le haut de leur casque devait correspondre au double de la taille d'une tête normale. Il est probable qu'il y avait quelque chose d'autre dans les casques au-dessus de la tête, mais rien n'était visible de l'extérieur. Au-dessus, du centre de la tête émergeaient trois tubes ronds argentés un peu plus minces qu'un tuyau d'arrosage. Ces tubes, un au centre et un de chaque côté, s'allongeaient par l'arrière, s'incurvant en direction des côtes. Là, ils pénétraient dans les vêtements auxquels ils étaient ajustés d'une façon que je ne pourrais expliquer. Celui du centre entrait dans l'axe de la colonne vertébrale, les deux autres étaient fixés de chaque côté sous les épaules, à environ huit centimètres sous les aisselles, là où commencent les côtes. »

Encore une fois, le médecin intervient :
           « Je ne comprends pas comment ces êtres pouvaient respirer dans leur uniforme et le casque fermé, puisque, apparemment, ils ne portaient pas de réservoir. »

Un instant, le paysan reste interloqué :
           « C'est vrai, vous avez raison, je n'ai pas pensé à cela. Pourtant je ne me souviens pas qu'il y ait eu, dans leur casque ou dans leur combinaison, la place pour un réservoir. »

Et il détaille à nouveau leur costume. Tout : les gants, les chaussures, les pantalons. Tout est si précis qu'il faudrait des heures pour rapporter ses paroles. Lorsqu'il ne sait comment s'expliquer, sur un coin du bureau, il dessine avec adresse. Puis, enfin, il reprend son récit :
           « Un moment, j'ai eu l'impression que ces gens avaient tout réglé à mon sujet car ils se saisirent de moi à nouveau et se mirent à me déshabiller. Évidemment j'essayais de résister, mais en vain. Le premier qui m'avait attrapé à l'extérieur ne m'arrivait pas au menton. Mais les autres avaient tous la même taille que moi (peut-être un peu plus petits, si l'on songe aux casques). Ils semblaient tous être robustes mais, l'un après l'autre, et en terrain dégagé, j'aurais pu me mesurer avec n'importe lequel à égalité. Pour le moment, il n'en était pas question et je me trouvai bientôt complètement nu sans qu'aucun de mes vêtements n'ait été déchiré, sinon ma chemise, mais elle l'était déjà. »

S'approchant du docteur, Antonio Villas Boas lui montre alors deux petites traces circulaires, sortes de taches de chaque côté du menton. Elles sont apparues après que les créatures eurent opéré une saignée à l'aide de deux ventouses reliées à des tuyaux sortant de l'un des murs. Ils l'ont aussi frotté avec une éponge imprégnée d'un liquide clair comme de l'eau mais épais comme de l'huile, sans odeur, qui s'avéra non visqueux et sécha très vite, provoquant une sensation de froid. Pendant tout ce temps, une fumée qui le rendait mal à l'aise imprégnait l'atmosphère.

Enfin il fut conduit dans une autre pièce, qu'il décrit toujours avec un grand luxe de détails, et laissé seul jusqu'à ce qu'un bruit le fît sursauter :
           « Je me tournai dans cette direction, dit-il, et ressentis une surprise énorme. La porte était ouverte et une femme entra et se dirigea vers moi. Elle venait lentement, sans se presser, peut-être amusée de la surprise qui devait être inscrite sur mon visage. J'étais ahuri et non sans une bonne raison : la femme était nue, aussi nue que moi-même et nu-pieds aussi.

Elle était belle, explique-t-il, quoique d'un type différent de celui des femmes que j'ai connues. Sa chevelure était splendide, presque blanche (comme des cheveux décolorés à l'eau oxygénée), lisse, mais pas très abondante, atteignant la nuque avec des extrémités bouclées vers l'intérieur et partagée par une raie au milieu. Elle avait de grands yeux bleus, plus allongés que ronds, un peu bridés à l'extérieur (comme ces yeux fendus que certaines filles se font par fantaisie, pour ressembler aux princesses arabes, avec la différence que la chose était naturelle et qu'elle n'avait pas le moindre maquillage). Son nez était droit, sans être pointu ni retroussé, ni trop gros.

Ce qui était différent, c'était le contour du visage, avec les pommettes très hautes qui lui donnaient un faciès plutôt large (bien plus large que celui des Indiennes d'Amérique du Sud). Mais immédiatement au-dessous, le visage se rétrécissait abruptement, s'achevant par un menton pointu. Cela donnait à la partie inférieure de sa tête une forme tout à fait triangulaire. Ses lèvres étaient très minces, à peine visibles. Ses oreilles (que j'observai plus tard), petites, ne semblaient pas différentes de celles des femmes que je connais. Les joues hautes donnaient l'impression qu'il y avait en dessous un os proéminent, mais comme je le constatai peu après, elles étaient douces et pulpeuses au toucher ; il n'y avait donc pas la moindre présence d'os.

Son corps était beaucoup plus beau que celui des femmes que j'avais rencontrées auparavant : mince, avec des seins hauts et bien séparés, une taille étroite et un ventre plat, de larges hanches et de fortes cuisses. Ses pieds étaient petits, ses mains longues et étroites, avec doigts et ongles normaux. Elle était nettement plus petite que moi, sa tête atteignant mon épaule.

Cette femme se dirigea vers moi en silence, me regardant avec l'expression de quelqu'un qui voudrait quelque chose ; elle m'enserra soudainement de ses bras et se mit à frotter sa tête de côté et d'autre contre mon visage. Au même instant, je sentis son corps se coller contre le mien et faire des mouvements. Sa peau était blanche (comme celle des blondes d'ici) et sur les bras, elle était couverte de taches de rousseur. Je ne sentis pas de parfum sur sa peau ni sur ses cheveux, mis à part son odeur de femme.

La porte était refermée. Seul avec cette femme qui m'embrassait et me donnait clairement à entendre ce qu'elle voulait, je commençais à m'exciter. Cela semble incroyable dans la situation où je me trouvais. Je pense que le liquide dont ils avaient frotté ma peau en était la cause. Ils avaient dû faire cela exprès. Tout ce que je sais, c'est que je ne pus contrôler mon excitation sexuelle (chose qui ne m'était jamais arrivée). Je finis par oublier tout et je m'emparai de la femme, répondis à ses caresses par des caresses plus grandes... Ce fut un acte normal et elle se comporta exactement comme n'importe quelle femme, tout comme elle le refit plus tard, après d'autres caresses.

Enfin, elle fut fatiguée et se mit à respirer rapidement. J'étais toujours ardent, mais à présent elle se refusait, essayant de m'échapper, de m'éviter pour en finir avec tout cela. Quand je m'en aperçus, je me refroidis aussi.

C'est ce qu'ils voulaient de moi ; ce bon étalon pour améliorer leur stock ou pour avoir de la semence humaine et faire des expériences. Je n'avais été qu'un cobaye. J'étais en colère, mais je résolus de n'y attacher aucune importance : après tout, j'avais passé d'agréables moments.

Évidemment, je ne voudrais pas échanger nos femmes pour elle. J'aime une femme avec qui je peux parler, converser, me faire comprendre, ce qui n'était pas le cas. De plus, certains grognements que j'avais entendu sortir de la bouche de cette femme à plusieurs reprises avaient presque tout gâché en me donnant la désagréable impression que j'étais avec un animal.

Une chose que je remarquai est qu'elle ne me donna aucun baiser. À un certain moment, elle ouvrit la bouche comme si elle allait le faire, mais cela se résolut en une douce morsure sur mon menton.

Une autre chose que j'ai notée : ses poils aux aisselles et en un autre endroit étaient très rouges, presque de la couleur du sang. Peu après que nous nous fûmes séparés, la porte s'ouvrit. Une des créatures apparut sur le seuil et appela la femme. Alors elle se retourna vers moi, montra son ventre puis me désigna, et avec un sourire (ou quelque chose qui s'en approchait), elle montra enfin le ciel... Je pense que c'était en direction du sud. Puis elle sortit. »

Le docteur et le journaliste qui viennent d'entendre, stupéfaits, le récit du paysan brésilien, lui demandent :
           « - Ce geste, à votre avis, qu'est-ce qu'il signifiait ?
           - Probablement voulait-elle m'indiquer qu'elle allait emporter notre enfant sur sa planète natale.
           - Et après ? »

Longuement, Antonio Villas Boas raconte encore qu'il se rhabilla, qu'il ne revit plus la femme mais l'entendit grogner dans une pièce voisine. Comment les créatures l'empêchèrent de s'emparer d'un appareil ressemblant à une horloge qu'il voulait emporter comme preuve de son aventure. Comment il gratta les murs avec ses ongles sans parvenir à en détacher la moindre particule. Comment il fut reconduit à terre. Puis, avec de nouveau un grand luxe de détails techniques, comment l'astronef reprit son envol, comment, lui, remonta sur son tracteur pour rentrer à son domicile où il fut malade pendant plusieurs jours.

L'histoire paraît tellement folle que le journaliste et le médecin hésitent longtemps avant de la publier. Lorsqu'ils le font, quatre années plus tard, le paysan brésilien, interviewé à nouveau, répète rigoureusement le même récit, qui, cette fois, fait le tour du monde.

Évidemment, la plupart de ceux qui en ont eu connaissance ont souri et haussé les épaules. Or, que l'histoire soit vraie ou fausse, elle mérite tout de même d'être connue et étudiée : car elle pose une question à laquelle personne, jusqu'à présent, n'a répondu : comment un paysan brésilien, rustre et pratiquement analphabète, a-t-il pu faire ce récit minutieux et clair, bourré de détails techniques tous plausibles, judicieux, logiques, pleins d'observations (que nous n'avons pas eu le temps de relater) et exigeant des connaissances médicales ; un récit qui représenterait plus de deux cent cinquante pages ? Qu'il ait inventé, ou relaté un fait authentique, Antonio Villas Boas, en mourant quelques années plus tard, laissait un mystère derrière lui.

 

 

Qu'est-ce que la cryptozoologie ?

Cryptozoologie : Étude des animaux cachés.

Des animaux cachés ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Eh bien, simplement des animaux que la zoologie officielle n'a pas encore classifiés, parce qu'ils sont considérés comme des légendes... Les plus célèbres d'entre eux sont les hommes-singes, tels que le Yéti, le Sasquatch, le Big Foot, ou de grands animaux marins, comme Nessie, le célèbre monstre du Loch Ness...

Je sens que vous ne le prenez pas au sérieux... La cryptozoologie est une vraie science. Il est vrai qu'il peut être difficile d'admettre qu'il y a encore de grands animaux à découvrir sur Terre, spécialement pour quelques scientifiques "étroits d'esprit", mais vous devriez y ouvrir votre cœur et votre esprit. Il y a des milliers de gens témoins de l'apparition de ces animaux, dans les derniers siècles. Quelqu'un a dit que beaucoup d'hommes ont été pendus avec moins de preuves qu'il n'y en a de l'existence de Nessie... C'est à vous de juger.

Je vous conseille de lire ces deux livres, de Richard D. NOLANE :

* MONSTRES des lacs et des océans, Éditions PLEIN SUD.
                 * Sur les traces du YÉTI et autres créatures clandestines, Éditions PLEIN SUD.

Vous pouvez aussi lire :

* The Enigma of Loch Ness, de Henry H. BAUER, Illini Books, 1988, USA.
                 * Monsters of the Sea, de Richard ELLIS, Knopf, 1994, USA.
                 * Rumors of Existence, de Matthew A. BILLE, Hancock House, 1995, Canada.
                 * The Encyclopedia of Monsters, de Daniel COHEN, Avon Books, 1991, USA.

Je pense que vous avez deviné que je crois réellement à l'existence du Yéti ou de Nessie. Mais je vous laisse libre de penser ce que vous pouvez penser. Mais puis-je vous conseiller de visiter quelques sites, pour mieux connaître ce sujet ?

Par exemple, vous pouvez aller à l'Institut Virtuel de Cryptozoologie.

Bientôt des images...

 

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